Affichage des articles dont le libellé est la réforme vue par les politiques. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est la réforme vue par les politiques. Afficher tous les articles

mercredi 17 février 2016

Réforme des rythmes scolaires : les élus veulent plus de transparence


LES MAIRES DES GRANDES VILLES DE FRANCE DEMANDENT À LA MINISTRE DE L'EDUCATION UN BILAN DE CETTE RÉFORME. PRÈS D'UN AN ET DEMI APRÈS SA GÉNÉRALISATION DANS TOUTES LES VILLES, LES ÉLUS S'IMPATIENTENT. ILS VEULENT SAVOIR QUELS SONT LES EFFETS DE CE TEXTE SUR LES APPRENTISSAGES.


Les élus des grandes villes et des métropoles de France ne demandent pas plus d'argent, ils savent que les dotations du gouvernement pour la réforme des rythmes sont pérennisées, mais ils veulent un bilan précis de cette réforme : "Il faut faire le point, pour voir si cela a apporté les bénéfices que l'on attendait, pour l'enseignement, au niveau de l'organisation familiale. D'autre part, il faut aussi voir l'aspect financier, quels sont les crédits nouveaux auxquels les collectivités ont dû souscrire", explique Jean-Louis Fousseret, le maire PS de Besançon.

DES RAPPORTS EN PRÉPARATION SELON LE MINISTÈRE DE L'EDUCATION NATIONALE

Plusieurs rapports sur le bilan de la réforme des rythmes scolaires sont sur la table de travail, explique-t-on au ministère de l'Education nationale. Celui de l'Inspection générale sur les effets pédagogiques de la réforme doit être publié au printemps. On y apprend notamment qu'un tiers des communes font payer les activités après l'école en fonction des revenus des parents, ce qui n'était pas prévu au départ. 
Par ailleurs, la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem va bientôt signer un décret pour permettre aux communes défavorisées (urbaines et rurales) de continuer à ...

mercredi 10 février 2016

Rythmes scolaires : l’heure des comptes


LE FAIT DU JOUR. ELLE N'EN FINIT PLUS DE PROVOQUER COLÈRE OU DÉCEPTION. LA RÉFORME DES RYTHMES SCOLAIRES EST UNE NOUVELLE FOIS SUR LA SELLETTE. AVEC DES MAIRES EN PREMIÈRE LIGNE.


Il y a des mots qui font l'effet de chiffons rouges. L'expression « rythmes scolaires » en est un pour l'Education nationale. Dans les rectorats, vite, les herses se dressent quand il s'agit de questionner la première réforme éducative lancée dans le quinquennat de François Hollande.
L'actuelle locataire de la Rue de Grenelle, Najat Vallaud-Belkacem, déjà aux prises avec une fronde persistante contre sa réforme du collège, n'a guère intérêt à ce que se rouvre un front sur ce sujet épineux.

Mais il sera difficile de couper à l'inventaire. Les grandes métropoles, par la voix de leur association France urbaine, viennent de lancer un appel à la ministre pour qu'un bilan soit tiré des effets pédagogiques des nouveaux rythmes. D'autres communes, comme Arras, ont engagé des spécialistes pour faire évaluer leur politique locale... et ne se priveront pas pour réclamer bientôt de l'Etat la même introspection.

Triste panorama


A gauche aussi, certains froncent les sourcils. Dans un rapport parlementaire sur le sujet publié mi-janvier et présenté par le député PS Yves Durand, la « refondation de l'école » engagée en 2012 pour relever le niveau des élèves les plus faibles se serait tout bonnement perdue dans le désert, victime d'un « affadissement » de ses objectifs et de...

Rythmes scolaires : Pierrefitte va faire payer les parents


LE FAIT DU JOUR. ELLE N'EN FINIT PLUS DE PROVOQUER COLÈRE OU DÉCEPTION. LA RÉFORME DES RYTHMES SCOLAIRES EST UNE NOUVELLE FOIS SUR LA SELLETTE. A PIERREFITTE (SEINE-SAINT-DENIS), LES PARENTS QUI SOUHAITENT DES ACTIVITÉS PÉRISCOLAIRES POUR LEURS ENFANTS VONT DEVOIR METTRE LA MAIN À LA POCHE.


Mettre la main à la poche pour inscrire son enfant au temps d'activité périscolaire (TAP) du soir ou le récupérer plus tôt à l'école. Ce sont les deux options à la rentrée prochaine des parents de Pierrefitte. La ville rejoindra ainsi le tiers des communes françaises qui facturent les activités aux habitants.
La mairie socialiste vient d'annoncer la fin de la gratuité. Aussitôt, l'association locale des parents d'élèves (APE) a dénoncé « l'inégalité » de la mesure : « Nous ne pouvons pas accepter que des élèves soient exclus pour des motifs financiers ! » s'emporte sa présidente, Abida Hannefa.

La municipalité défend des tarifs « abordables » mais, dans une ville où près de 36 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, selon l'Insee, chaqueeuro compte. « Les prix seront fixés en fonction du quotient familial, entre 20 et 70 € pour un mois complet de TAP », précise la ville. « J'ai un petit salaire et je n'ai pas 20 € à la fin du mois sur mon compte bancaire ! Je vais faire un effort, mais je trouve cela injuste par rapport aux autres écoles où c'est gratuit alors qu'il y a déjà beaucoup de difficultés ici », réagit Halima, mère de trois enfants scolarisés en maternelle et en primaire.

TROP CHER

 

Le maire, Michel Fourcade, assure avoir joué le jeu. « Nous les avons mis en place, avec bonne volonté, dès septembre 2014 », indique-t-il. Il trouvait même « les nouveaux rythmes pertinents ». Mais « les finances de la ville sont trop tendues et les subventions pour compenser le coût annuel des TAP ne suffisent pas » : 450 000 € de subventions pour un coût de 1,6 M€ par an... L'élu sonne donc l'heure des économies. Non seulement les TAP seront payants, mais les activités seront...

Rythmes scolaires : l'association France urbaine exige un bilan


LE FAIT DU JOUR. ELLE N'EN FINIT PLUS DE PROVOQUER COLÈRE OU DÉCEPTION. LA RÉFORME DES RYTHMES SCOLAIRES EST UNE NOUVELLE FOIS SUR LA SELLETTE. AVEC DES MAIRES EN PREMIÈRE LIGNE. ENTRETIEN AVEC CATHERINE VAUTRIN (LR), PORTE-PAROLE DE L'ASSOCIATION DES GRANDES VILLES FRANCE URBAINE.


Les maires et présidents d'agglomération des grandes villes de France réunis dans l'association France urbaine viennent de demander audience à Najat Vallaud-Belkacem pour tirer le bilan de la réforme des rythmes scolaires « dans un contexte de diminution de la ressource publique ».
La députée et ex-ministre Catherine Vautrin (les Républicains), présidente de l'agglomération de Reims (Marne) et porte-parole de France urbaine sur les questions d'éducation, explique.

Pourquoi réclamez-vous du gouvernement un bilan national de la réforme des rythmes scolaires ?
CATHERINE VAUTRIN. Le projet nous a été présenté comme une condition nécessaire pour améliorer les apprentissages des enfants. Les collectivités locales ont fourni un effort énorme ces trois dernières années pour le mettre en place, dans les grandes villes et aussi dans les zones rurales où il reste compliqué de recruter des animateurs. Il est important, maintenant, de mesurer ses effets, dans les écoles mais aussi sur le tissu associatif et les clubs de sport, qui ont été touchés par les chamboulements d'organisation.

Vous attendez un retour sur investissement ?
On veut surtout vérifier que les politiques que nous avons mises en place sont efficaces. Beaucoup de villes commencent à dresser le bilan de leurs activités périscolaires, comme Bordeaux ou Nancy. On aimerait que l'Education nationale fasse aussi le point et le...

Rythmes scolaires : les communes en difficulté


La réforme des rythmes scolaires fait encore parler d’elle. L’association France urbaine demande en effet à Najat Vallaud-Belkacem d’évaluer cette réforme qui s’avère très coûteuse pour les communes.
La première réforme éducative lancée durant le quinquennat de François Hollande sur les rythmes scolaires n'a clairement pas fait l'unanimité. Elus, enseignants, parents… Nombreuses sont les personnes à s'être élevées contre ce texte. Ce sujet épineux que le gouvernement préfèrerait oublier, vient d'être remis en lumière par les grandes métropoles, rapporte Le Parisien. C'est en effet par le biais de l'association France urbaine qu'elles demandent à la ministre de l'Education nationale une évaluation de la réforme des rythmes scolaires. "Il s'agirait d'examiner de manière différenciée le cas de la maternelle et celui de l'élémentaire, en cherchant à comprendre l'impact de la réforme sur le fonctionnement interne des écoles, puis l'impact réel en termes notamment organisationnel et de fatigue sur les parents et les enfants", précise lecommuniqué de l'association. En plus d'évaluer les résultats scolaires et le coût, il est nécessaire selon elle d'étudier l'impact sur l'organisation pédagogique.
Des aides financières insuffisantes. Du côté de l'entourage de la ministre, on s'agace. "91% des collectivités s'y sont mises, je ne ...

mardi 9 février 2016

Rythmes scolaires : les communes à la peine


C'est la deuxième année que la réforme des rythmes scolaires est appliquée partout, mais déjà certaines communes rencontrent de très grosses difficultés pour financer les activités péri-scolaires.
 Sur le temps périscolaire, les situations varient d'une commune à l'autre. Certaines villes organisent des activités, d'autres non. Et aujourd'hui, de plus en plus de mairies décident de faire payer ces activités aux parents.

C'est le cas à Pierrefitte sur Seine, en Seine-Saint-Denis, où est allée Sonia Bourhan.
Cette ville compte 12 groupes scolaires, plus de 4000 élèves, 100 de plus chaque année.
Ici, les activités sont concentrées sur un après-midi par semaine pour dégager du temps pour l'école le mercredi matin. Les TAP, temps d'activités périscolaires, sont gratuits.
Mais la commune vient d'annoncer qu'elle ne pouvait plus financer.
A la rentrée prochaine, les parents devront payer comme pour le centre de loisirs, en fonction du quotient familial. 

Retrouvez l'émission en podcast et interviews sur France Inter : http://www.franceinter.fr/emission-le-zoom-de-la-redaction-rythmes-scolaires-les-communes-a-la-peine

samedi 21 février 2015

Philippe Torreton tacle Najat Vallaud-Belkacem (NVB) sur la réforme des rythmes scolaires - #rythmesscolaires

Lors de l'émission "On n'est pas couché" du 21 février 2015, l'acteur Philippe Torreton aborde le sujet de la réforme des rythmes scolaires et tacle la ministre Najat Vallaud-Belkacem. 

En pleine promotion de son livre "Cher François - Lettres ouvertes à toi président", Philippe Torreton répond à Laurent Ruquier dans son émission "On n'est pas couché".


L'acteur, qui a soutenu Ségolène Royale en 2007, s'est engagé auprès de Bertrand Delanoë pour les élections municipales de 2008 à Paris, conteste néanmoins la politique de François Hollande et surtout les engagements non tenus qu'il a pris lors de son discours du Bourget.

Le présentateur trouve que certains passages de son livre sont assez "violents" à l'encontre du Président de la République. 

Philippe Torreton répond que même si certains passages peuvent être violent c'est avant tout de l'invective ! 
Il voudrait que l'on se lâche, que l'on se dise les choses, que l'on parle vraiment des enjeux, de ce qu'il se passe, et qu'on arrête de faire semblant de penser que parce qu'on a fait une loi, ça y est, le problème est réglé.

"Comme j'entendais encore il n'y a pas longtemps Najat Vallaud Belkacem dire que "la rentrée s'est formidablement bien passée et que l'aménagement des temps scolaires est une grande réussite"
Ca fait marrer des millions de parents d'élèves ce genre de phrases ! 
Parce que dans des coins ça se passe bien oui, mais dans la majorité des cas  on ne sait pas quoi faire avec les mômes"! 

Retrouvez l'intervention en VIDEO, à 30 min 30s : https://www.youtube.com/watch?v=CvQzqmQE7vA

Et encore l'acteur reste modéré quant à tous les effets négatifs de cette réforme ! 
Et si l'on considère que "ça ce passe bien" dans certains coins, il ne s'agit que du périscolaire ! 
Les gens sont contents des activités, des TAP ou NAP ! 
Mais 74% des enseignants estiment que la réforme a un impact négatif sur le temps scolaire ! 
Elle est défavorable aux apprentissages !
   
·         L’Insécurité augmente

vendredi 20 février 2015

LA REFORME DES RYTHMES SCOLAIRES ET LA MINISTRE


Cette réforme des rythmes scolaires aura vu se succéder jusqu’à 3 ministres différents tellement elle aura été sujette à polémique !

La dernière en date, Mme Najat Vallaud-Belkacem, a été nommée juste avant la rentrée des classes le 26 août 2014.

Même si son prédécesseur, Benoit Hamon, avait déjà tout préparé avant son arrivée au ministère, c’est cette « reine de la com’ » qui a eu la lourde tache de faire face aux mécontentements inhérents à cette réforme.

Et des mécontents il y en a ! 
Car cette réforme ne va pas dans l’intérêt de l’enfant, non seulement dans sa mise en place mais aussi dans son fondement !

·         L’ancienne ministre du Droit des Femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, qui se voulait la « ministre de l’Egalité » devrait savoir que diminuer le temps scolaire des enfants sur la journée, au profit d’activités l’après-midi, défavorise le travail des femmes.

·         Cette organisation favorise les inégalités des chances de réussiteCette réforme ne fait qu'augmenter les inégalités déjà existantes au lieu de les réduire ! 
Les enfants "privilégiés" (locaux, personnels, matériels disponibles...) le sont encore plus, les autres restent délaissés... cette réforme creuse les écarts !

C'est encore plus flagrant avec les enfants en situation de handicap qui nécessitent une Aide de Vie Scolaire (AVS) !

Creuser les inégalités et défavoriser le travail des femmes, ce sont deux des raisons qui font que l’Allemagne remet en cause cette organisation (cours le matin / activités l’après-midi) qui était généralisée là-bas.


·         Les temps périscolaires supplémentaires, qui découlent de la réorganisation des temps scolaires, coûtent chers et sont difficiles à organiser.

Même à Lyon, où la nouvelle ministre pouvait se vanter qu’elle soit, avant la réforme des rythmes scolaires, « une collectivité proactive sur la question des temps périscolaires », alors qu'aujourd'hui, avec cette réforme, les activités deviennent payantes à Lyonajoutant des charges aux parents  et oubliant au passage le principe d’égalité d’accès si cher à Madame la ministre...

Sachant qu’un de ses mentors, Ségolène Royal, exprimait clairement que cette réforme des rythmes scolaires était mal menée et qu’il aurait mieux valu la tester avant de l’imposer à tous de la sorte,

Sachant que le bilan de l’année 2013-2014 dans les 4000 communes où la réforme a été appliquée est majoritairement négatif (surtout en termes de réussite scolaire),

Sachant que le Premier Ministre, Manuel Vals exprimait clairement que «Ce qui marche doit être maintenu, ce qui ne marche pas doit être réétudié ou abandonné»,

Pourquoi ne pas faire marche arrière vis-à-vis de cette réforme, ou, tout au moins, laisser un moratoire ou le libre-choix, comme certains maires l’ont demandé ?

(Rappelons au passage qu’en 2008,  X. Darcos, lui, avait laissé le libre choix aux maires d’appliquer la « semaine de 4 jours » ou pas)

Aujourd’hui encore, il n’est pas trop tard pour changer de cap et faire preuve d’écoute et de clairvoyance.

Mais l’action de la ministre vis-à-vis de cette réforme a été tout autre…

D’ailleurs certains membres du ministère l’affirment : « elle n’est là que pour faire de la comm’, […] elle ne fera rien » alors que l’Education en France aurait tant besoin…


Un cadre de gauche la trouvent même « dangereuse pour l’école »

vendredi 21 novembre 2014

Réforme des rythmes scolaires : “désastreux” selon Jack Lang

L’ancien ministre de l’Éducation nationale était l’invité de Sud Radio à 8h10 ce vendredi matin. Interrogé sur la réforme des rythmes scolaires, il a été très critique vis-à-vis de la situation de Lyon et de Marseille.



"La réforme des rythmes scolaire était-elle nécessaire ?" l’interroge Christophe Bordet, rédacteur en chef de Sud Radio.


Ecoutez Jack Lang :  
"Non, ce qui était nécessaire, c’était le rétablissement de la demi-journée d’école supprimée par Xavier Darcos et le gouvernement Fillon (...), répond Jack Lang. "En revanche, je n’aurais pas procédé ainsi. Selon moi, l’art, les sports, doivent s’organiser dans le temps scolaire, à l’intérieur de l’école, et non pas être pris en charge par les communes. Sur le terrain, la situation n'est parfois pas très brillante. À Lyon, par exemple, ces activités n’ont lieu que le vendredi. À partir de vendredi midi, les élèves quittent donc l’école pour ne la retrouver que le lundi matin, étrange harmonisation du temps scolaire. Et je ne parle pas de Marseille et des quartiers nord, c’est désastreux, désastreux… ", a réagi l’ancien ministre de l’Education nationale, actuel président de l’Institut du monde arabe à Paris.

Retrouvez l'interview sur Sud Radio.

vendredi 7 novembre 2014

Rythmes scolaires: Hollande parie sur la pérennité de la réforme

François Hollande a parié jeudi soir sur la pérennité de la réforme desrythmes scolaires, même en cas d'"alternance"politique, car il s'agit selon lui d'un "progrès considérable".
"Il y a toujours plus urgent, mais si cette réforme n'avait pas été engagée, elle n'aurait jamais été faite", a-t-il déclaré sur mytf1news.fr.
"Je vous fais un pronostic: je ne sais pas quand aura lieu la prochaine alternance, mais cette réforme ne sera pas mise en cause, c'est un progrès considérable", a ajouté le chef de l'Etat alors que la droite dénonce cette réforme.
"Il faut accompagner encore financièrement les communes et cette réforme sera maintenant de plus en plus consensuelle", a-t-il souligné.
La réforme des rythmes, qui ...

samedi 25 octobre 2014

Rythmes scolaires, formation des maîtres : Jack Lang ouvre la boîte à gifles

L'ancien ministre a jugé que la politique éducative du gouvernement n'était pas "à la hauteur des ambitions et des nécessités".


La politique éducative du gouvernement "n'est pas à la hauteur des ambitions et des nécessités", a critiqué mercredi l'ancien ministre de l'Éducation nationale Jack Lang sur France Inter, réclamant "une révolution éducative". Il s'est dit "révolté" par "la situation qui est faite à 20 ou 30 % d'élèves en grande difficulté", estimant qu'"on s'en contrefiche, et c'est une souffrance pour ces élèves et pour leurs familles, c'est un immense gâchis. Ce devrait être un impératif national absolu."
Rythmes scolaires, Jack Lang ouvre la boite à gifles et dénonce une réforme inégalitaire

Il faut "s'attaquer avec énergie et détermination aux racines du mal", a exhorté le président de l'Institut du monde arabe, citant la formation des enseignants, les programmes scolaires, le rétablissement d'un "plan ambitieux pour les arts et la culture à l'école" et "la lutte contre la ségrégation territoriale". Le responsable socialiste a estimé qu'"on a en partie raté la réforme" de la création des Écoles supérieures du professorat et de l'éducation (Espe), qui ont ouvert à la rentrée 2013, rétablissant une formation des enseignants, en alternance. Elles ne sont pas "suffisamment pratiques et tournées vers l'apprentissage concret." "On a commis l'erreur de mettre ça entre les mains des universités (...), qui n'ont pas la compétence pour former ou aider à former des maîtres de l'école et du collège", a-t-il argumenté.
Il a également critiqué la réforme des rythmes scolaires : "On aurait pu s'assurer qu'il y ait une égalité territoriale." Il a aussi jugé que les activités périscolaires, dévolues aux collectivités locales, "ont leur place dans le temps de l'école". 

"Une amélioration permanente de la machine" (NVB)

L'actuelle ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem a défendu mardi soir la ....

mardi 10 juin 2014

Rythmes scolaires: la FCPE et le ministre sur une ligne proche

Le discours du ministre Benoit Hamon à la tribune du 68ème Congrès national de la FCPE ce week-end n’a pas été médiatisé sinon en quelques phrases par le service communication  de la fédération des parents d’élèves. Il n’apportait sans doute aucun éclaircissement sur la situation actuelle concernant la mise en place de la réforme des rythmes quelques heures après l’échéance du 6 juin, date à laquelle les communes pouvaient apporter des modifications à leur Projet d’Organisation des Temps Scolaires. La FCPE s’est félicitée d’être sur une ligne proche de celle du gouvernement.    « Ce combat auquel chacun d’entre nous ici a participé a été rude. Nous avons été insultés, certains militants ont reçu des menaces. Et ce n’est peut-être pas fini. Nous devons continuer à nous mobiliser et à être vigilants pour que...


Suite de l'article sur Provence Education.

mardi 13 mai 2014

Rythmes scolaires : BOURDIN DIRECT: BENOÎT HAMON - 12/05 - Décryptage à chaud !

Mr Hamon, ministre de l’Education Nationale, a été interviewé par Mr Bourdin ce lundi matin sur BFM/RMC. La réforme des rythmes scolaire occupe une grande partie de la discussion.


Après avoir parlé de la Marseillaise chantée ou non par les ministres lors des commémorations, Jean Jaques Bourdin interroge Benoit Hamon sur le sujet sensible des rythmes scolaires.

Ils évoquent tout d’abord les assouplissements du décret qui répondent aux problématiques de 6% des maires selon le ministre, et qui font bien plaisir aux enseignants selon le journaliste.

Ils parlent ensuite des maires qui ne veulent pas appliquer la réforme en septembre 2014 et Mr Hamon tente de rappeler les buts de cette réforme (qu’elle ne peut atteindre).

Mr Bourdin lui demande prés de 8 fois si les maires seront obligés par l’Etat d’appliquer la réforme et Mr Hamon ne répond pas. Il affirme juste sa propre conviction : que la majorité des maires l’appliqueront car sinon les parents mécontents porteront plainte contre eux…

Le journaliste évoque ensuite le coût de cette réforme et la prolongation de l’aide de l’Etat qui risque d’aller en diminuant et non pas d’être pérennisée.

Enfin ils abordent d’autres sujets d’actualité qui ne concernent pas les rythmes scolaires…
Voici l’intégralité de la discussion sur les rythmes scolaires, annotés afin de mieux comprendre la réalité.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------

Jean Jaques Bourdin : On va changer de sujet, Benoit Hamon, est-ce que vous n’êtes pas en train de faire avec ce projet de réforme des rythmes scolaires ce que Ségolène Royale fait avec l’écotaxe : vous inscrire dans la continuité, dire que l’idée était légitime, qu’il faut la poursuivre, et faire le contraire ? Franchement ?

Benoit Hamon : Bon, reprenons au début… Quand j’arrive au poste de ministre de l’éducation, 94% des communes ont déposé une organisation du temps scolaire ou sont sur le point de la valider. (NDLR : L’Etat les a pressé de le faire, c’est donc contraints qu’ils ont rendu un projet). Il reste 6% de communes qui résistent ou rencontrent des difficultés.

J’essaye de regarder les problèmes tels qu’ils existent. Ce qu’on me dit c’est quoi ?

Quand j’appelle Alain Juppé par exemple, maire de Bordeaux, il me dit « on a des problèmes sur la maternelle, les écoles maternelles aujourd’hui ce n’est pas simple d’organiser le temps périscolaire comme ça le serait en primaire ».
Et bien dans la circulaire qui accompagne le décret que j’ai publié le 8 mai, il y a des dispositions sur la maternelle.

J’entends quoi ? Des maires de communes, de petites communes, qui me disent « organiser 45 min tous les jours de temps périscolaires supplémentaire, c’est très compliqué quand on est une commune de 600 habitants ».

JJ Bourdin : Donc regroupons !

Benoit Hamon : « Donc nous ce qu’il nous faudrait c’est la possibilité de regrouper sur une après-midi », pour obtenir quoi ? Et bien le fait que quand on a 4 communes dans un  regroupement pédagogique, et bien on libère le lundi pour la commune X, on libère le mardi pour la commune Y… l’avantage c’est quoi ? c’est  que…

JJ Bourdin : ou le vendredi après-midi pour d’autres communes ?

Benoit Hamon : Exactement, le vendredi après-midi, mais pas toujours le vendredi après-midi (C’est pourtant ce qu’envisagent une majorité de communes, qui ne sont pas dans un regroupement pédagogique, tout simplement parce que ce serait plus facile à organiser, moins coûteux, en envisageant que de nombreux parents n’inscriraient pas leurs enfants aux activités pour profiter avec eux d’un weekend plus long...)

JJ Bourdin : ce qui fera plaisir aux enseignants qui auront peut être un week end un peu plus long.

Benoit Hamon : oui mais pour une minorité d’enseignants qui se retrouveraient dans cette situation. Arrêtons de prendre la question des rythmes scolaires à travers…

JJ Bourdin : ça a du bien plaire aux syndicats ça non ?

Benoit Hamon : Mais si ça permet de faire plaisir à certains professeurs de pouvoir avoir leur vendredi après-midi, soit.

Mais l’essentiel c’est quoi ? Et je vais terminer mon raisonnement sur les petites communes. C’est qu’on puisse avoir les mêmes intervenants, qui puissent intervenir sur 4 communes différentes, un jour différent par commune, ainsi on fait des économies d’échelle, et on réalise une activité periscolaire de bon niveau, même dans les petites communes. (Sur une demi-journée, du coup les autres journées ne sont pas raccourcies… ce qui était pourtant le but de cette réforme soi-disant pour le bien-être des enfants…)

Dernier sujet qui nous avait été posé : les communes qui souhaitaient alléger encore la semaine. La semaine française c’est aujourd’hui une des semaines avec les journées les plus longues d’Europe, et on se retrouvait avec des semaines qu’on ne pouvait pas alléger. Nous avions choisi de rester dans un décret 24h de temps scolaire par enfant. Et des maires nous disaient : « Est-ce qu’on ne peut pas faire 23h et grignoter un petit peu sur le temps des vacances d’été  par exemple ? » Ce décret le permet.

Donc nous réglons des problèmes qui existaient.

JJ Bourdin : Il y a beaucoup de maires qui vous ont fait cette demande ?

B Hamon : quelques-uns, dans des communes suffisamment importantes, avec une expérience suffisamment importante aussi,  de l’organisation du temps scolaire, pour qu’on juge cela intéressant. (et il y en a bien plus qui vous ont demandé de ne pas appliquer cette réforme et envers qui vous restez sourd…)

En clair, ma démarche elle a été quoi ?
De dire au-delà de ces 94% de communes, ne peut-on pas adapter le cadre réglementaire de façon à ce qu’il intègre des expérimentations nouvelles, dont ces communes qui concentreront le temps périscolaire sur une après-midi, dont ces communes qui décideront de grignoter sur les vacances d’été, pour faire en sorte que cette réforme qui je le rappelle est dans l’intérêt de l’enfant dès lors qu’elle permet de travailler 5 matinées (l’intérêt de l’enfant ? si seulement…), et de façon à ce qu’elle soit mise en œuvre partout.

JJ Bourdin : alors justement, nous allons parler des problèmes financiers, dans un instant parce que c’est important…

B Hamon : encore juste un mot
JJ Bourdin : alors juste un mot…

B Hamon : Des maires m’ont posé ces problèmes. Je les ai, j’ai cherché à les résoudre. Les parents d’élèves aussi m’ont posé certains problèmes. J’ai cherché à les résoudre. Ou des professeurs. Je veux simplement dire, à ceux des maires, quelques uns…

JJ Bourdin : qui disent non ?

B Hamon : qui disent non aujourd’hui.

JJ Bourdin : Ils disent « je n’appliquerai pas ! ». Tiens Plaisir, vous connaissez la ville de Plaisir, dans les Yvelines.

B Hamon : Bien sur…  Un mot sur ces maires.

JJ Bourdin : Oui. Marseille qui dit « NON » !

B Hamon : Il y a des mairies qui, très très minoritaires, n’ont manifestement pas travaillé sur cette organisation du temps scolaire et périscolaire (ou qui ne cesse de se creuser la tête mais ne trouvent pas de solution satisfaisante pour le bien-être des enfants et pour la bonne gestion de leur commune).  Marseille, j’ai eu Jean Claude Gaudin au téléphone, il demandait un moratoire, Jean Claude Gaudin est un républicain, il sait une chose, c’est que l’organisation du temps scolaire, c’est l’Etat.

L’Ecole gratuite et obligatoire, c’est l’Etat. (Pas que Mr le ministre… les collectivités territoriales ont également un rôle, par exemple dans l’obligation de l’instruction, en recensant les enfants en âge d’aller à l’école, etc… Par ailleurs, n’oublions pas que les propriétaires des locaux ce sont les mairies, leur responsabilité est donc engagée si l’école est ouverte.
L’Ecole gratuite et obligatoire, c’est une COOPERATION entre l’Etat et les mairies !)

Et il revient à l’Etat de fixer le temps scolaire, la semaine, le mois, l’année.

JJ Bourdin : ces villes, ces municipalités qui ne veulent pas appliquer…

B Hamon : mais elle s’appliquera la réforme, parce que sinon, vous imaginez bien des parents d’élèves qui verraient, le mercredi matin le cas échéant, l’école fermée, parce que le maire aurait décidé de maintenir fermée l’école alors que ce sont des moments où des professeurs des écoles, c’est-a-dire des instituteurs vont donner ou faire la leçon à leurs enfants, ils seraient ces maires dans l’illégalité et les parents d’élèves seraient en situation de pouvoir porter plainte contre eux, les maires qui ont maintenu l’école fermée, là où ils attendent que… (Mais si la majorité des parents ne veulent pas de cette réforme ? Vont-ils vraiment porter plainte ? Est-ce là le seul risque encouru par les maires qui décident de ne pas appliquer la réforme ?)

JJ Bourdin : donc il n’y aura pas… A la rentrée prochaine, toutes les mairies devront appliquer la réforme.

B Hamon : mais c’est pour ça que moi j’ai essayé de régler les situations

JJ Bourdin : donc à la rentrée prochaine toutes les mairies devront appliquer la réforme ?

B Hamon : oui toutes. Elles étaient prêtes à 94% (contraintes et sans le paramètre Dotation Globale de Fonctionnement qui a été diminuée), elles le seront avec le décret complémentaire que je propose à probablement… pour la plupart.

Et la question est de savoir si pour quelques maires, très isolés, très très isolés, qui ont décidé de faire de cette réforme un enjeu politique et polémique, nous devons abandonner une réforme qui est dans l’intérêt de l’enfant ? Il n’en est pas question.

Je veux rappeler une chose, c’est pourquoi faisons nous travailler une matinée de plus les enfants ? (C’est une bonne question…)

Avant de faire la semaine de 4 jours, on a tous connus 5 matinées. Tous.

JJ Bourdin : Oui.

B Hamon : Et tous les parents d’élèves qui disent non aujourd’hui l’ont tous connus, y compris également pour leurs plus grands enfants. (Oui 5 matinées avec le samedi matin, ce qui laissait une « pause » le mercredi, ce qui n’est pas le même rythme, y compris pour les pics de vigilance…)

Et nous savons quoi ? C’est que les pics de vigilance, donc de concentration des enfants sont entre 9h et 11h le matin (pas seulement monsieur le ministre ! il y en a aussi entre 15h30 et 17h par exemple…). Le fait de faire travailler une matinée de plus tous les enfants de la république, c’est une occasion de mieux apprendre (avec le mercredi matin ce n’est pas le cas ! les pics du jeudi et du vendredi matin diminuent). Une matinée pour mieux apprendre. 

Apprendre mieux c’est aussi avoir le goût de l’effort, le goût du travail, avoir plaisir à apprendre (la réforme que vous proposez ne permet pas tout cela. Le goût du travail, le plaisir a apprendre, tout cela passe par des méthodes pédagogiques variée, qui permettent de bien apprendre, même en dehors des fameux pics de vigilance décris ! C’est en améliorant la formation des enseignants et en augmentant leur nombre que vous atteindrez ces objectifs !). Et pourquoi c’est ma responsabilité de le faire ? 

JJ Bourdin : Alors Benoit Hamon…

B Hamon : je termine, parce que en CM2 aujourd’hui, sur la lecture, sur les mathématiques, sur le fait de poser une fraction, sur le fait d’être capable de donner le double d’un nombre entier simple, sur ces fondamentaux là, sur des règles d’orthographe simple on constate quoi ?

JJ Bourdin : une faiblesse, une grande faiblesse.

B Hamon : Oui, un vrai recul des apprentissages fondamentaux (ce recul a commencé bien avant que la semaine de 4 jours ne devienne obligatoire. D’ailleurs les enquêtes PISA qui témoignent de cette régression, concernent des enfants qui ont fait toute leur scolarité avec 5 matinées !!!)
Et parce que l’on constate cela, il est de notre responsabilité, de la mienne comme ministre de l’éducation, de faire en sorte qu’on travaille un matin de plus, parce qu’en travaillant un matin de plus, on donne une chance de plus de réussir à tous les enfants de la république.
(Encore une fois c’est faux ! Statistiquement cela n’a aucune répercussion sur les résultats scolaires ! D’ailleurs de nombreuses écoles du Rhône (69) et de la Loire (42) connaissent la semaine de 4 jours depuis 1991, et n’ont aucune différence notable avec les autres départements en termes de résultats scolaires. L’académie de Créteil par exemple, encore aux 5 matinées avant 2008, connaissait de moins bons résultats.
D’ailleurs, dans les écoles qui ont appliquée la réforme Peillon depuis septembre 2013, 88% des enseignants déclarent qu’il n’y a aucun changement sur les apprentissages, voire que la situation s’est aggravée !)

JJ Bourdin : alors la réforme doit être appliquée à la rentrée prochaine, que ferez-vous contre les mairies qui n’appliqueront pas ?

B Hamon : mais moi il ne m’appartient pas de… (Il ne vous appartient pas de ? l’Etat ne peut donc rien imposer à ces maires... ?) Les maires savent parfaitement qu’ils ont à l’appliquer. Pour la première fois on les associe à l’organisation du temps scolaire, pour la première fois. (Et bien justement les maires ne le savent pas… l’Etat les presse à le faire mais les lois sont un peu floues à ce sujet…)

JJ Bourdin : donc ils appliqueront ? Ils seront obligés d’appliquer ?

B Hamon : mais ils, les quelques maires… (de plus en plus nombreux, 3800 à ce jour…)

JJ Bourdin : les enseignants… les écoles seront ouvertes ?

B Hamon : JJ Bourdin, ma conviction c’est je pense qu’il n’y aura pas de maires pour fermer le mercredi matin une école, là où il sait, le maire, que c’est de la responsabilité de l’Etat de fixer le temps scolaire… (l’Etat est en charge du temps scolaire, certes, mais les mairies sont en charges des établissements, c’est un travail en coordination… L’Etat peut-il obliger les mairies à ouvrir les écoles alors que leur responsabilité est engagée ? Rien n’est moins sur…)

JJ Bourdin : on imagine l’école avec les directeurs, les enseignants qui attendent les enfants ?

B Hamon : non mais voulez-vous, imaginez vous, que les parents laisseront une école fermée le mercredi matin parce que le maire, parce qu’il n’a pas été assez consciencieux, qu’il n’a pas voulu appliquer et organiser la réforme, en dépit du fait que j’ai maintenu, ou le premier ministre a choisi de maintenir, une année supplémentaire le fond d’aide aux collectivités locales, alors que donc les enfants pourraient rater quoi ? 
Une leçon ou des leçons importantes de calcul pour la première fois où l’on pose des fractions ? Des leçons importantes en français où pour la première fois on apprendrait les verbes du troisième groupe ? Etc, Etc ? Les parents accepteraient ça ? Je ne le crois pas. (Pourtant les sondages montrent que la majorité des parents ne veulent pas de cette réforme… Il semble peu probable qu’ils portent plainte contre leur maire… mais plutôt contre le ministre qui s’entête et reste sourd…)

Je ne le crois pas et je pense que les maires… mais moi j’ai envie de vous dire que moi je sais que l’immense, immense majorité des maires n’a pas du tout cette intention là. Que quelques maires, très isolés, décident cela. D’abord ils nous font courir un risque et d’abord un risque aux enfants.

Mr Bourdin pose 4 fois la question à Mr Hamon : l’Etat peut il obliger les maires à appliquer la réforme et Mr Hamon n’y répond pas vraiment… il dit juste qu’ils prendront des RISQUES de voir les parents se plaindre…

JJ Bourdin : Alors le coût quand même… vous avez annoncé 370 millions d’aide pour 2014 ? On est bien d’accord ? D’ailleurs ce n’est pas vous qui l’avez annoncé c’était déjà prévu avant.
 
B Hamon : Oui tout à fait. (370 millions d’aide, c’est environ 14 300 postes d’enseignants… la dépense serait plus utile quant à la réussite et au bien-être des enfants)

JJ Bourdin : et 2015 combien, puisque vous prolongez d’une année ?

B Hamon : Alors nous allons regarder les communes qui ont le plus de difficultés à mettre en œuvre un accueil périscolaire, à côté de cette organisation du temps scolaire. Pourquoi je fais la distinction ? 
D’abord pour rappeler que les activités périscolaires sont facultatives. Pour les élèves, comme pour les villes. Et je veux rappeler aussi aux français qui nous écoutent, que nous donnons une aide de 50€ par enfant aux villes, qu’elles organisent ou pas le temps périscolaire. 
Il y a un nombre de maires qui disent nous n’organiserons pas, mais qui percevront malgré tout 50€ par enfant. Je le rappelle. L’aide de l’Etat, elle, n’est pas facultative. Elle va aux villes quoi qu’il se passe. (C’est vrai, mais l’aide de l’Etat ne couvre pas la totalité de la dépense nécessaire à cette réforme. De plus, malheureusement la baisse de Dotation Globale de Fonctionnement n’est pas facultative non plus : au final les maires ont quand même moins d’argent pour gérer l’ensemble de leur commune).

JJ Bourdin : quoi qu’il arrive

B Hamon : non je dis ça parce que l’on entend des maires qui disent « nous n’organiserons pas et nous ne recevons pas assez d’aide ». Donc en tout cas ils seront aidés mais ils ont décidé qu’ils n’organiseront pas d’activités périscolaires.
Donc ce que nous allons faire pour l’année 2015-2016, puisque nous prolongeons, c’est estimer ce que sont les besoins des collectivités là où certaines activités périscolaires ne nécessitent pas de financements…

JJ Bourdin : ce sera moins de 370 millions…

B Hamon : Peut être, nous en discuterons, mais c’est difficile de dire pour 2015-2016 ce que seront les besoins, sachant que cette année nous mobilisons quoi ?
50€ par enfant pour toutes les villes. (avec nos impôts…)
+ 40€ par enfant par territoire, en zone rurale ou urbaine défavorisée (toujours avec nos impôts)
A cela s’ajoute quoi ? 54€ par enfant quand vous faites un accueil de loisir validé par les CAF, qui garantie des taux d’encadrement qui sont satisfaisant et des activités avec des intervenants qui sont de bonne qualité. (avec les allocations que l’on verse)
Donc ça peut aller jusqu’à 144€ par enfant. (quoi qu’il arrive c’est le contribuable qui paye… et on ne lui a jamais demandé son avis sur le bien fondé de cette réforme !)

Et bien là-dessus
1)    l’Etat montre qu’il ne se désintéresse pas du financement de ces activités périscolaires,
2)    et il prend un nouvel engagement, c’était demandé par la plupart des maires, notamment de l’UMP qui disaient vouloir un moratoire, ils voulaient que l’aide soit prolongée en 2015-2016, elle le sera c’est la décision du premier ministre. (ils voulaient surtout qu’elle soit pérennisée, donc renouvelée en 2015, mais aussi après !)

JJ Bourdin : Il n’y aura pas de moratoire, ceci-dit …

B Hamon : Non mais pour une raison simple… Je ne veux pas qu’il y ait de désordre. Si on commence… (quand on voit le désordre que cette réforme génère avec seulement 17% des communes volontaires qui l’appliquent, si jamais la totalité des communes y sont contraintes cela risque d’être le chaos !!!)

JJ Bourdin : oui j’ai compris. Vous ne voulez pas de désordre donc la réforme doit être appliquée à la rentrée 2015 dans toutes les villes.

B Hamon : Non mais par exemple si on avait dit pas de maternelle dans l’organisation du temps périscolaire, dans l’organisation du temps scolaire, ça voudrait dire que vous auriez eu un enfant en maternelle avec un temps et son grand frère ou sa grande sœur en primaire avec un autre temps scolaire ? Ce n’est pas possible…
(et c’est pourtant ce qui risque d’arriver avec votre réforme, car les communes peuvent choisir des temps différents et certaines communes n’ont pas d’école ET maternelle ET élémentaire… si 2 communes voisines choisissent des temps différents, vous aurez un enfant en maternelle dans une commune avec un temps et son grand frère ou sa grande sœur à l’école primaire dans une autre commune avec un autre temps…)
JJ Bourdin : alors puisqu’on parle de maternelle et de primaire, depuis quelques semaines, cela fait 2 ou 3 fois, des mères voilées manifestent …