Affichage des articles dont le libellé est Les Gilets Jaunes dans la presse. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Les Gilets Jaunes dans la presse. Afficher tous les articles

mercredi 27 août 2014

Rythmes scolaires : la réforme qui ne passe pas


À UNE SEMAINE DE LA RENTRÉE SCOLAIRE, LES ÉCOLES PUBLIQUES S'APPRÊTENT À OUVRIR 4,5 JOURS. MAIS LES RÉSISTANCES ET LES OBSTACLES S'ACCUMULENT.


Cette année, aucune dérogation n'est possible ! La réforme des rythmes scolaires entrera en vigueur en septembre 2014 dans toutes les écoles publiques - les écoles privées sont libres d'adopter ou non la réforme. À la rentrée 2013, 4 000 communes seulement sur les 36 000 avaient adopté les nouveaux rythmes.

Les villes qui ne sont pas prêtes

Pour l'heure, la mairie de Marseille a d'ores et déjà annoncé qu'elle ne serait pas prête. Les activités périscolaires du vendredi après-midi ne seront opérationnelles qu'au fur et à mesure du recrutement de tout le personnel nécessaire pour encadrer les enfants. Le maireUMP Jean-Claude Gaudin a reconnu : "On essaie de faire du mieux que l'on peut", évoquant aussi "des conditions extrêmement défavorables". 3 500 animateurs titulaires du Bafa (brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur) seront nécessaires, selon la ville. Or, seuls 350 ont été recrutés à ce jour. La mairie a posté ses demandes d'embauche jusque sur Le bon coin. En attendant, les prochaines semaines risquent d'être compliquées pour les parents d'élèves des 445 écoles qui devront faire garder leur enfant le vendredi après-midi. 
Quant à la maire...

mardi 26 août 2014

Rythmes scolaires : les opposants à la réforme appellent à manifester le 6 septembre

LE COLLECTIF DES GILETS JAUNES ESPÈRE AINSI FAIRE ENTENDRE SES REVENDICATIONS. IL DÉNONCE CETTE RÉFORME ET LES INÉGALITÉS QU'ELLE PRODUIT.

Ils veulent frapper fort, dès la rentrée. Elus, parents d'élèves, animateurs et personnels périscolaire membres du collectif des Gilets jaunes appellent à manifester le 6 septembre devant le Conseil d'Etat à Paris contre la réforme des rythmes scolaires, selon un communiqué publié mardi 26 août. "Le combat contre la réforme continue", insiste Céline Fabre, enseignante et porte-parole du collectif, contactée par francetv info.
Cette réforme vise à raccourcir les journées de travail des élèves et à augmenter leur nombre de jours de classe pour leur permettre d'apprendre plus facilement. A la rentrée des classes, qui aura lieu le 2 septembre, tous les élèves des écoles publiques françaises bénéficieront des nouveaux rythmes.

"CETTE RÉFORME AUGMENTE LES INÉGALITÉS"

"Cette réforme ne va pas dans l'intérêt de l'enfant, dénonce le collectif. Cinq matins de cours par semaine n'améliorent pas les résultats des élèves français." En outre, ces nouveaux rythmes scolaires ...

lundi 21 juillet 2014

J'Accuse - juillet 2014


Face à de nombreuses actions sans retour...




Ce message s'adresse à tous les citoyens de France.

"C’est un crime d’avoir accusé de troubler la France ceux qui la veulent généreuse, à la tête des nations libres et justes, lorsqu’on ourdit soi-même l’impudent complot d’imposer l’erreur, devant le monde entier." (Emile ZOLA - 1898)

Nous, collectif des Gilets Jaunes, protestons depuis maintenant plus d'un an contre la mise en place de la réforme des rythmes scolaires.
Nous sommes nombreux, parents, enseignants, élus, mais également certains inspecteurs de l'Education Nationale et DDEN à ne pas cautionner ces deux décrets (Peillon et Hamon) qui passent en force contre les intérêts des enfants, des familles, des collectivités.
Nous ne sommes pas des habitués de la contestation, nous n'avons pour seul but que la protection des intérêts des enfants de l'école publique. Notre union dépasse donc tout clivage politique.

Devant les difficultés rencontrées et exprimées par tous les acteurs pour donner du sens à cette réforme dont les enjeux économiques au niveau européen et de l'OCDE sont à peine dissimulés, le gouvernement a estimé nécessaire de mettre en place une campagne de propagande menée tambour battant par Monsieur Peillon puis par son successeur Monsieur Hamon.
A coup de sondages bien arrangés et de monologues devant radios et télévisions, Monsieur Hamon s'est imaginé avoir convaincu une opinion pourtant déjà réticente.
Lorsqu'une réforme est noble dans ses intentions et bien pensée, nul besoin d'un tel matraquage médiatique, d'autant plus que les opposants à la réforme ainsi que leurs arguments n'ont eu accès aux médias que de manière à fournir l'illusion que la parole leur avait été donnée.

Mais la réalité est toute autre : en effet, cette réforme bouleverse complètement le quotidien des enfants, les prive bien souvent de leurs activités extrascolaires choisies et de qualité, de la relation avec leurs grands-parents, les fatigue outre-mesure en leur imposant des heures supplémentaires de garderie, cette réforme met trop de petites communes à genoux financièrement, sollicite la contribution des familles ou de l'ensemble des contribuables d'une commune pour des activités périscolaires trop souvent décevantes, va forcer des femmes à arrêter leur activité professionnelle car l'emploi du temps de leurs enfants ne correspondra plus au leur.
Cette réforme occulte totalement le fait que nos écoles publiques accueillent des enfants handicapés, malades et porteurs de troubles divers. Ces enfants-là n'ont pas le même traitement, n'ont pas droit aux activités périscolaires soi-disant si enrichissantes et pour ceux qui ont des soins et des suivis réguliers (le mercredi matin), une matinée supplémentaire, c'est beaucoup trop de fatigue pour eux à fortiori...
Pourtant le défenseur des droits avait alerté le gouvernement sur cette question en décembre 2012 durant la préparation du décret Peillon !

Enfin, au-delà des coûts financiers spécifiques à cette réforme, ce sont les relations entre l'Etat et les communes dans le fonctionnement des écoles qui sont mises en cause (transfert de charges, de responsabilités...) Tant que cette question ne sera pas résolue, clairement définie, la réponse sera différente dans les 23 340 communes ayant une école, creusant ainsi les inégalités entre les enfants et leur droit à l'Education.

Cette réforme, bien que rejetée à deux reprises par les votes consultatifs du Conseil Supérieur de l'Educations'est vue décrétée, à la suite d'un simulacre de concertation avec des représentants "choisis" des acteurs de l'école, bien loin des réalités du terrain, et aujourd'hui contestés dans leurs propres rangs.     
Cette réforme prétend réduire voire faire disparaître les inégalités; l'effet produit se révèle être tout le contraire. Non seulement elle les creuse mais de surcroît elle tire tous les enfants vers le bas.

En outre, bien souvent leur sécurité ne sera pas assurée correctement : les taux d'encadrement ont été revus à la baisse, on ne demande pas leur extrait de casier judiciaire aux intervenants qu'ils soient bénévoles ou autres, à certains endroits on recrute des animateurs avec ou sans BAFA sur un célèbre site de vente entre particuliers...
Que dire de la responsabilité des directeurs d'école durant ces temps périscolaires             
Si une évacuation tourne au drame parce que des bénévoles ou des animateurs sous-payés, en contrats précaires de parfois 45 minutes par jour, avec le turnover que cela implique, n'auront pas su la mener correctement, vers qui se tournera-t-on ?
Vers quelqu'un à qui l'on ordonne à la fois de porter la responsabilité de tout ce qui peut arriver dans le bâtiment "école" et de tourner son regard dès lors que le temps scolaire s'achève...

Le passage en force et imposé de tels changements dans notre pays, sans concertation même si l'on vous clame le contraire, et avec un tel désengagement et une telle légèreté dans la manière de traiter certaines questions, notamment la sécurité des écoliers, est inacceptable... Nous nous demandons toujours comment un tel système va permettre aux élèves de progresser... En effet, même les chrono biologistes sont loin d'être tous d'accord sur cette question. Et nous avons bien compris lesquels parmi eux ont été sollicités pour travailler à la mise au point de cette réforme.   

Et que dire du postulat de départ, l'argument choc, l'essence même de tout ce problème, j'ai nommé les "catastrophiques" tests PISA. Des tests réalisés par des enfants de 15 ans, donc ayant été scolarisés 4.5 jours en école primaire. Des tests dont l'interprétation, les modalités de passage, la nécessité même sont sujettes à polémique, car nos enfants sont mis dans une balance inégale (pays concernés, taux de scolarisation, etc...).
Nous avait-on révélé, en même temps qu'on tentait de nous faire croire au si bas niveau de nos enfants, que ces derniers avaient pourtant progressé en compréhension de l'écrit, l'un des trois grands domaines évalués par PISA ?
Nous a-t-on expliqué aussi que baisser dans le classement PISA lorsque d'autres pays y entrent, c'est logique et mathématique ? (nous sommes passés de 30 pays à 65)
Allons-nous tolérer que la sécurité physique, morale et intellectuelle de nos enfants soit ainsi bradée, jetée en pâture au budget et à la politique éducative de chaque commune, sans aide pérenne de la part de l'Etat, pour aboutir à une territorialisation d'une école déjà fragile, qui deviendrait alors profondément inégalitaire ?

Pourquoi ne nous dit-on pas non plus que des communes guyanaises ont obtenu une dérogation jusqu'en... janvier 2015 pour la mise en place de la réforme des rythmes ?
De qui se moque-t-on à la fin ?
L'organisation devrait donc changer au retour des vacances de Noël ?

Jamais enseignants, parents et élus ne s'étaient autant fédérés face à une réforme de l'Education Nationale.

Les retours de l'expérimentation menée au cours de l'année scolaire 2013-2014 s'avèrent majoritairement négatifs. Les enfants ont été plus fatigués et ont moins bien appris. Et on déplore 55 % d'intentions de fuite vers le privé, non touché par les décrets en cause (y compris sous contrat!).
Et cela, la plupart des gens l'ignorent.
Pourquoi donc ?

Et nous en venons là au coeur du problème, qui selon nous dépasse à présent cette seule question des rythmes scolaires. Bon nombre d'entre nous, enseignants, directeurs d'école, élus, ont subi de grosses pressions et des "rappels" au devoir de réserve, moyens jusqu'alors utilisés de manière très rare, dans des cas isolés. Tout cela dans l'unique but de ne pas amener les familles à s'interroger, ou même à réaliser ce qui les attendait vraiment si cette réforme venait à être appliquée à toutes les écoles publiques. En laissant volontairement planer le doute sur une mise en place généralisée, en muselant les médias et les personnels de l'Éducation Nationale, le gouvernement et plus précisément le ministère de l'Éducation Nationale ont réussi à faire en sorte que beaucoup de gens se résignent en se disant que nos représentants, à nous parents et enseignants, n'avaient pas suffisamment "bougé".

Or la contestation existe bel et bien, contrairement à ce que l'on veut bien laisser croire. Et elle dérange... au point d'en arriver à des méthodes dignes de celles utilisées sous les plus célèbres dictatures. C'est ce qui s'est passé il y a peu. La République a été foulée du pied par M.Hamon, ministre de l'Éducation Nationale, avec la complicité froide et silencieuse de Mrs Hollande et Valls, ceci cautionné par tous les autres membres du gouvernement.                           

Le lundi 30 juin 2014Mme Évelyne Flachermaire de Saint Médard en Forez, à bout de solutions pour mettre en application la réforme sans que cela mette les élèves en danger et fasse augmenter la facture fiscale de ses administrés, face à l'impossibilité d'établir un dialogue avec le ministre, décide d'entamer une grève de la faim pour se faire entendre.
Spontanément, une enseignante toulonnaise, Céline Fabre, la rejoint.
D'aucuns qualifieront ce geste d'extrême, de disproportionné.
Toujours est-il qu'il paraît à ce moment-là la seule alternative au refus d'entendre et de dialoguer de M.Hamon.
Peut-on vraiment penser qu'on en arrive là uniquement par souci du budget municipal ou de préserver quelques intérêts corporatistes ?

Tous les médias sont immédiatement avertis par nos soins de cette situation dramatique qui se joue dans cette petite commune. Dans un pays comme la France, en 2014, une élue de la République en grève de la faim, cela mériterait que l'attention des citoyens soit attirée. Pourtant, seuls quelques organes relaieront cette information.

Mardi 1er juillet, en séance à l'Assemblée Nationale, monsieur le député Dino Cinieri interpelle le gouvernement sur cette question. La réponse de M.Hamon est édifiante...               
Après avoir qualifié cette action de "violente", il semble perdre son sang froid en criant ces mots:
"Laissez l'école tranquille ! Laissez les enseignants tranquilles ! Laissez-les travailler."
À travers ces mots transparaissent parfaitement ceux qui envahissent probablement son esprit à cet instant: "Laissez-moi tranquille !".
À l'issue de cette séance, Dino Cinieri remet le courrier des gilets jaunes (soutien aux grévistes de la faim et rejet de la réforme en l'état) adressé au premier ministre, qui refuse de le prendre... Benoît Hamon jugera opportun, le soir même, de publier cet extrait de séance sur sa page Facebook, suscitant l'indignation des gens qui le suivent, avec plus de 700 commentaires fustigeant son attitude jugée méprisante.

Céline Fabre se voit contrainte dès le quatrième jour de mettre fin à son action pour de sérieuses raisons de santé. Mais Évelyne Flacher continue, dépérissant chaque jour un peu plus.
Les deux femmes réclament une audience auprès du ministre, afin de lui exposer toutes les difficultés et les problèmes posés par cette réforme. Dans l'indifférence générale sur fond de Coupe du Monde de football et de garde à vue d'un ancien président... même l'assassinat d'une enseignante à Albi ne parvient pas à trouver plus de 2 minutes de journal télévisé...                     
Arrive samedi le sixième jour, six jours de trop ! Les gilets jaunes se démènent afin de trouver une issue, de parvenir à émouvoir le ministre et obtenir cette fameuse audience.
Cela sera un échec.
Les médias sont avertis en masse de la situation, l'état de Mme Flacher empire, sa vision se trouble... Mais pas sa détermination.
L'information ne sera que très peu relayée... seules de rares enseignes, plutôt locales, diffuseront le soir même l'hospitalisation de l'élue, à bout de forces, suite à un malaise.
Les pompiers avouent que la préfète leur a injoncté de ne pas communiquer.                          

Nous apprenons ensuite avec horreur que les médias nationaux ont reçu l'ordre de ne pas relater cet événement. De qui ? Est-ce possible ?
C'est là toute la question...

De la même manière, alors que se tenait une conférence de presse des gilets jaunes à Paris en juin, les journalistes devant s'y rendre avaient reçu une annulation... Infondée, bien évidemment. Même incident aux Pennes Mirabeau, quelques jours plus tard, un élu (Mr le maire de Cabriès, Hervé FABRE-AUBRESPY) est en retard car "on" lui a téléphoné pour l'informer d'une annulation...

Voici comment, en France, en 2014, sont bafouées de concert la liberté d'expression, la liberté de la presse et la voix du peuple.

"C'est quoi l'Ecole ?"
Finalement voici la question que se posent les parents, les enseignants, les maires.
Une question simple que Benoît Hamon, Ministre de l'Education Nationale, devrait, en tant que ministre et donc en mission d'organiser, tant avec des projets de loi qu'avec des budgets qui permettent d'appliquer la loi, la même pour tous dans notre pays, avoir le courage d'affronter.


Moi, citoyenne de ce pays, calme et sans histoires, sans bord politique, devant tant de mépris, de non sens, de mensonges et d'injustice, je suis debout...
et je ne me rassiérai que lorsque la France, cette nation dont je suis fière,
se sera réveillée pour mettre fin à cette situation.



Alors j'accuse !

            J'accuse nos dirigeants politiques d'utiliser des méthodes honteuses, violentes par les mots et méprisantes, pour parvenir à des fins dictées par des lois économiques et des lobbies qui les dépassent et les poussent à ne plus assurer la protection des citoyens et plus grave, celle de leurs enfants.

            J'accuse tous ces membres du gouvernement et une grande partie des acteurs du paysage politique en haut-lieu de cautionner cet état de fait, en dépit des belles convictions qu'ils affichent.

            J'accuse les représentants de l'État de suivre sans conscience des directives dénuées d'humanité.

            J'accuse une certaine presse de se laisser intimider, peut-être même de se coucher devant le pouvoir au mépris de la liberté et du devoir d'informer.

            J'accuse le gouvernement, qui se revendique "être à l'écoute"  de ne pas répondre aux sollicitations, aux préoccupations de ses concitoyens.

J'attends...

Et j'invite tous ceux que ce discours a révoltés à se joindre à moi pour crier leur indignation.

Citoyens ordinaires comme moi, élus de la République et représentants du peuple, journalistes, célébrités, étudiants, nous sommes tous concernés lorsque la République est en danger !

Parlez, dénoncez !                                                                                                                                    
Il est des actions qui dérangent et la nôtre en fait partie. Des gens doivent rendre des comptes, aidez-nous à les faire sortir de l'ombre !

Bien à vous.

Collectif des Gilets Jaunes,
Céline FABRE.


samedi 28 juin 2014

Droite et Gauche unies en conférence de presse contre les rythmes scolaires.


C'EST LE 28 JUIN DERNIER QUE LES GILETS JAUNES ONT ORGANISÉ UNE CONFÉRENCE DE PRESSE CONTRE LA RÉFORME DES RYTHMES SCOLAIRES AUX PENNES MIRABEAU (13), RÉUNISSANT DES MAIRES DE GAUCHE ET DE DROITE, AINSI QUE DES MEMBRES DE LA FCPE DES BOUCHES-DU-RHÔNE. 


Le Maire des Pennes, Mr Amiel, Divers Gauche, ancien PS, s'est en effet prononcé de longue date contre cette réforme, non seulement en tant que médecin, mais surtout en tant que gestionnaire de sa commune.
Il a ainsi volontiers accueillis les Gilets jaunes pour cette conférence. 

Mais il a également accueilli Mr Fabre-Aubrespy, maire UMP de Cabriès, en charge du dossier "réforme des rythmes scolaires" dans le département des Bouches-Du-Rhône. 
Démontrant ainsi que l'opposition à cette réforme dépasse les clivages politiques ! 

Melle Fabre, porte parole des Gilets Jaunes, a commencé par faire le point sur cette réforme : 
  • des inégalités allant jusqu'à la non-application de la réforme à la rentrée en Guyane
  • aucun apport sur les apprentissages
  • des pressions et de la désinformation de la part du gouvernement
  • les enfants handicapés laissés de côté
  • le transfert de charges et de responsabilités aux communes
  • un décret Hamon qui dénature tellement le décret Peillon qu'il en prouve son inutilité...
  • un mépris du gouvernement tel qu'une élue de la République est obligée de faire une grève de la faim pour se faire entendre ! 
  • une école à plusieurs vitesses...

Mr Amiel pris ensuite la parole pour rappeler que l'Education fait partie des 3 domaines régalien de l'Etat où ce dernier se doit d'assurer une certaine égalité : l'Education, la Justice et l'accès aux Soins.
Il rappelle ensuite que cette réforme fatigue les enfants et coûte cher. Il détaille ensuite les modalités de mise en place "à moindre mal" sur sa commune. 
Face aux difficultés d'applications des parents s'agitent. 
Melle Fabre rappelle alors que les maires sont "pris en otage" par cette réforme dont ils ne veulent pas, font ce qu'ils peuvent et que c'est aux DASEN, et au Ministre de répondre à ces questions ! 

Ensuite Melle Fabre prédis une rentrée catastrophique au Ministre pour septembre : avec tractage sur les autoroutes pendant les vacances, certains maires qui veulent bloquer les écoles le jour de pré-rentrée, un boycott du mercredi 3 septembre dans les écoles, des syndicats qui appellent à la grève reconductible dès le 1er jour de rentrée... 

"Si Mr Hamon s'entête et reste sourd, ce sera la pire rentrée qu'ait pu connaitre un Ministre de l'Education Nationale", même si ce n'est pas ce qu'elle souhaite, ni pour les enfants, ni pour les parents, ni pour les enseignants.

"Dans un pays républicain, il y a un moment où la voix du peuple doit être entendue. [...] Et c'est bien pour ça qu'ensemble, parents et enseignants, main dans la main, on doit se battre ! "

Arrive ensuite Mr Fabre-Aubrespy qui s'excuse pour son retard, victime d'une fausse annulation !
Ce dernier nous rappelle que la réforme a été imposée par un décret et non discutée puis votée comme une loi. 
Il nous informe ensuite que, comme d'autres maires, ils ont fait à Cabriès et aux Pennes-Mirabeau des délibérations qui à ce jour n'ont pas été attaquée par le DASEN ou le préfet.
Ainsi ces délibération sont devenue définitives en droit et qu'à la limite les maires ne peuvent plus faire autrement que de les appliquer...


Témoignent ensuite 2 membres de la FCPE 13 qui nous montrent que la FCPE n'est pas un dogme, que les bases ne suivent pas forcément aveuglément le point de vue du National mais que dès qu'elles font un peu trop de bruit, elles subissent brimades et pressions jusqu'à l'éviction pour l'une d'entre elle...

Dans un climat de pression et de désinformation, les Gilets Jaunes tentent de rétablir la vérité sur cette réforme mauvaise pour les enfants ! 
La majorité est contre cette réforme mais le gouvernement reste sourd...





vendredi 20 juin 2014

19 juin, PARIS - CONFÉRENCE DE PRESSE Gilets Jaunes.


CONFÉRENCE DE PRESSE  Paris - 19 Juin


Etaient présents : 
- Claire LECONTE, chronobiologiste
- Christian SCHOETTL, maire de JANVRY
- Guillaume, père de famille (95)
- Laurence, mère de famille (83)
- Le bureau national du SNE
(Pierre FAVRE à la présidence)
- Céline, professeur écoles (83)
Notre attachée de presse, Virginie
et sa collègue venue filmer (merci à elles)



La presse de Paris ayant été invitée,
elle n'a pas pu se présenter sur l’événement.
Il nous a été demandé de filmer la conférence et de faire remonter les images de manière à la relayer, c 'est ce que nous ferons.


Mr Jarraud, journaliste pour le café pédagogique, s'est présenté pour Mme Leconte et n'a pas caché son grand mépris des Gilets jaunes.

La conférence a duré plus de 2 heures. 
Chacun a eu la parole pour exprimer son ressenti, son expérience.

Céline FABRE a ouvert la conférence en rappelant en quoi consistaient les décrets Peillon et Hamon, l'état des lieux au 19 juin 2014 et le combat des Gilets Jaunes depuis plus d'un an pour l'abrogation des décrets. 
Elle rappelle l'absurdité de cette réforme et des arguments de Mr Peillon (allègement de la journée, réussite scolaire et accés aux activités périscolaires pour tous). Les études PISA d'ailleurs en sont l'argument le plus ridicule, étant basées sur des enfants dont la scolarité s'était faite à 4,5 jours. De plus, le décret Hamon va à l'encontre du décret Peillon puisqu'il accorde alors les 6 heures de cours, aucun allègement ! Quant aux TAP, Mr Hamon se répète, ils ne sont pas obligatoire ! (quelle chance alors pour ces écoliers de faire de la garderie ?)
Elle dénonce la désinformation et les pressions vécues sur le terrain et lance un ultimatum au ministre : "Assez de ce mépris depuis des mois, nous réclamons une audience au moins avant les vacances, sans quoi il est garanti une rentrée des plus chaotiques, ce que pour ma part je souhaiterais éviter !".

Laurence a parlé de son expérience de maman de 6 enfants et de son inquiétude face à cette obstination du gouvernement. Elle réclame l'abrogation des décrets sans quoi elle est prête à continuer le combat en frappant encore plus fort ! (Nous avons toujours méné des actions républicaines dit-elle. Nous n avons jamais démonté de portiques ni cassé des vitrines. Nous en avons assez, il est grand temps de nous recevoir et de nous entendre !).

Guillaume s'est exprimé notamment au sujet des enfants en situation de handicap. Il a apporté ses connaissances du terrain et témoigné du "vice" de la réforme quant à la prise en charges de ces enfants ! Ce sont les oubliés, on les met sur la touche... Pour aller plus loin il s'agit bien là de discrimination ! Ps assez d'AVS en temps scolaire, plus d'AVS en TAP...

Christian SCHOETTL et Claire LECONTE ont eux aussi exprimé leurs opinions de maire (désengagement de l'état, coût de la réforme, prise en otage des maires qui n'ont pas le choix contrairement aux arguments du ministre...) et de chronobiologiste, Claire Leconte déplorant ce découpage de la journée en demi journées : 3h30 maximum en matinée...  Elle souhaite parler de journées et non de demi journées. Le temps scolaire représente 10% du temps de l'enfant dans sa vie. Assez de parler des rythmes alors qu'en aucun cas on ne tient compte du rythmes veille/sommeil de l'enfant.

Le SNE est intervenu rappelant sa position: un retour à 4 jours. En effet il a été démontré à Lyon par exemple que contrairement aux arguments de Mr Hamon, le semaine à 4 jours était bénéfique quant à la réussite scolaire. Il dénonce le manque de postes, les 80 000 postes supprimés, les conditions de travail qui vont à l'encontre de la réussite scolaire et le statut des enseignants et directeurs d'école.

Céline a conclu en remerciant chacun des acteurs de la conférence et en rappelant que la réussite scolaire ne dépend en rien de l'organisation du temps scolaires mais plutôt de la pédagogie de classe, des moyens alloués (les classes sont surchargées, les postes manquent terriblement, les locaux également) et du contenu (les programmes).
"La balle est dans votre camps Mr Hamon, nous vous demandons de nous recevoir au plus vite sans quoi la rentrée serait catastrophique : grève des enseignants, boycott voire occupation des écoles par les Gilets Jaunes, sans compter sur la résistance vous en déplaise de quelques centaines d'élus ! Ne laissez pas cette rentrée se faire dans de telles conditions !"

Une vidéo de la conférence est disponible !!!





Néanmoins un article L'express est disponible (fait en ligne à défaut d'être présent)

MERCI A TOUS,
Combat du Coeur !

mardi 18 février 2014

Rythmes scolaires: Le mouvement des «gilets jaunes» veut faire mouche

DEPUIS PRÈS D’UN AN, DES PARENTS D’ÉLÈVES MANIFESTENT LEUR OPPOSITION À LA RÉFORME DES RYTHMES SCOLAIRES. MAIS CE MOUVEMENT DE GROGNE DEVRAIT RESTER ANCRÉ DANS L’ACTION LOCALE...

Cette semaine, ils feront encore parler d’eux dans les académies qui ne sont pas en vacances. Depuis près d’un an, des parents d’élèves, réunis en collectif, arborent des gilets jaunes lorsqu’ils accompagnent leurs enfants à l’école pour signaler leur opposition à la réforme des rythmes scolaires. «Ce vêtement fait référence à la sécurité, car nous voulons montrer que nous restons vigilants au sort réservé à nos enfants avec cette réforme, qui n’a rien d’égalitaire», explique Magali Martinelli, porte-parole du mouvement dans l’Essonne. 
«Les nouveaux rythmes scolaires n’ont pas amélioré les conditions d’apprentissage des élèves, mais ont entrainé pour eux plus de fatigue et des problèmes de sécurité (certains élèves ayant été retrouvés dans la rue sans surveillance). Beaucoup d’ateliers sont sans intérêt pédagogique et les équipes d’animateurs changent trop souvent», renchérit Isabelle Nizard, porte-parole nationale du mouvement. Des critiques qui poussent les «gilets jaunes» à réclamer purement et simplement l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.
47.400 mentions «j’aime» sur Facebook
Un mouvement qui fait de ....