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samedi 5 mars 2016

Rythmes scolaires : qu’en pensent les parents ?


L’enquête vient de l’UNAF (Union Nationale des Associations Familiales), plutôt favorable à la réforme des rythmes scolaires et qui, « soucieuse que cette réforme prenne effectivement en compte l’intérêt des familles », a souhaité mieux connaitre l’avis des parents sur les nouvelles activités pédagogiques proposées aux enfants, leur perception par les parents et leurs enfants, l’impact de la réforme sur l’organisation familiale.

4 000 parents ont participé à l’enquête, par Internet et sur la base du volontariat, c’est un échantillon d’importance correcte pour une étude de ce genre, mais qui n’est donc pas représentatif au sens statistique du terme.
Il est intéressant de noter que 87% des parents participants avaient un enfant scolarisé en primaire avant la réforme des rythmes scolaires, ce qui leur permet de pouvoir comparer avec la semaine de 4 jours. On aurait souhaité qu’ils puissent aussi comparer avec la semaine de 4,5 jours telle qu’elle existait avant sa suppression par Xavier Darcos en 2008, mais cela n’est sans doute pas possible…
Activités périscolaires : inégalités à tout point de vue
Les NAP (nouvelles activités périscolaires) concernent près de 2 enfants sur 3 : 43% y participent tous les jours, 20% certains jours, 37% n’en fréquente pas du tout. 54% des enfants qui participent aux NAP n’ont pas choisi leur activité, et ils participent à 3 activités en moyenne dans l’année.
A la lecture de l’enquête, c’est l’hétérogénéité, voire l’inégalité des situations qui apparait :
- inégalités des formats : pour 38% des enfants, les NAP se répartissent sur 4 jours, 19% sur deux jours, 23% sur une seule journée ;  64% elles ont lieu en fin d’après-midi, 24% après le déjeuner ; on est assez étonné de lire qu’un certain nombre de parents ne sait pas quand ont lieu les activités (9%) ni qui les encadre (27%)… ;
inégalités de cout : les activités sont gratuites pour 56% des enfants, payantes pour 32% (là encore, 10% des parents ne savent pas !) ;
inégalités entre élémentaire et maternelle : les enfants scolarisés en maternelle sont plus nombreux à ne pas participer aux NAP (44% contre 34% en élémentaire), leurs parents sont moins nombreux à trouver les activités intéressantes ou amusantes, et plus nombreux à déplorer un manque de communication sur le sujet ;
inégalités sociales et familiales : les enfants de familles monoparentales, qui sont aussi plus souvent sans activité professionnelle, participent moins souvent aux NAP ; comme le note l’étude, « ce résultat est cependant à regretter pour ces enfants (parents inactifs ou au chômage, et/ou familles monoparentales) car c’est prioritairement à ces enfants que la réforme devait proposer des activités auxquelles ils n’avaient pas forcément accès auparavant. La participation est par ailleurs plus forte quand les activités sont toutes gratuites (75 % de participation contre 60 % quand elles sont toutes payantes). »
Activités proposées
Une perception mitigée des activités périscolaires
- D’après les parents, 77% des enfants aiment les activités proposées (31% toutes, 46% certaines activités). Pour leur part, les parents sont plus mitigés : 47% estiment que les nouvelles activités sont intéressantes ou amusantes, mais 42% pensent l’inverse ;
57% des parents trouvent que le personnel encadrant les activités est compétent, près d’1 parent sur 3 pense le contraire, ce qui est tout de même beaucoup ;
51% des parents pensent que les locaux sont adaptés (contre 36%), ce qui ne manquera pas de faire sourire les enseignants, majoritairement obligés de laisser leur classe aux activités périscolaires ;
- les 2/3 des parents estiment ne pas être correctement informés concernant les NAP et 77% estiment ne pas avoir assez de contact avec les animateurs qui encadrent les activités.
- les parents sont 35% à considérer que les nouveaux rythmes leurs permettent moins facilement d’entrer en contact avec les enseignants (63% ne voient pas de différence avec la semaine de 4 jours). Les contacts avec les autres parents sont moins fréquents qu’avant pour 31% des parents, aussi fréquents pour 65%.
Bienêtre des enfants et impact sur la vie familiale : ça coince
La question la plus importante est sans doute celle du bienêtre des enfants et là, l’avis des parents est sans appel : 69% des parents estiment que la réforme a eu un effet négatif sur le bienêtre de l’enfant (42% plutôt négatif et 27% très négatif), 13% qu’elle est sans effet particulier et seulement 5% qu’elle a un effet positif 5% effet positif (1% très positif) sur leur enfant.
Bienêtre
L’enquête note que la perception des parents sur ce sujet est directement fonction de la « désorganisation familiale » causée par la réforme. « On constate par ...

mercredi 10 février 2016

« Sans le repos du mercredi, mon fils est épuisé »


RIM, MÈRE D'ÉLÈVE À PARIS (XXE)

Hier, à 15 heures, à la sortie de l'école primaire Planchat à Paris (XXe), il y avait plus de parents que d'habitude faute d'ateliers périscolaires. Selon les chiffres de la mairie, 22 % des animateurs étaient en grève dans la capitale pour dénoncer le manque de formation et la multiplication des « petits » contrats.
Un mouvement qui sera reconduit vendredi. Si certaines mamans, comme Virginie, apprécient les ateliers jugés diversifiés, la plupart ne digèrent pas la perte de la coupure du mercredi. Désormais, il y a classe le matin. « Ça m'embête parce que je ne travaille pas de la journée », explique Virginie, dont la fille est en CE 2. Le fils de Rim, lui aussi en CE 2, ne profite pas des ateliers puisqu'elle peut venir le chercher directement à l'école. Pourtant, « sans le repos du mercredi, il est épuisé ». « Les enfants n'arrivent pas à suivre car ils se lèvent tôt cinq jours d'affilée », ajoute Chloé. « Je vois la différence car mon aîné a vécu les deux systèmes et il est beaucoup plus fatigué », compare Mathilde, qui aurait ...

Rythmes scolaires : comment Arras évalue l'effet sur les enfants


LE FAIT DU JOUR. ELLE N'EN FINIT PLUS DE PROVOQUER COLÈRE OU DÉCEPTION. LA RÉFORME DES RYTHMES SCOLAIRES EST UNE NOUVELLE FOIS SUR LA SELLETTE. AVEC DES MAIRES EN PREMIÈRE LIGNE. LA VILLE DE ARRAS A ELLE LANCÉ UN TEST SCIENTIFIQUE POUR MESURER L'EFFET RÉEL DES NOUVEAUX RYTHMES.


« Au signal, on y va. Top ! » Dans la classe de CP de l'élémentaire Voltaire, à Arras, ce vendredi midi, vingt-deux petites têtes fondent sur leur feuille noircie de chiffres. Stylo en main, chacun s'efforce d'entourer, en trente secondes, le plus possible de nombres à deux chiffres dans la liste.
C'est la seizième fois en une semaine qu'ils répètent cet exercice. Bachotage? Non. Ceci est un test scientifique. Le premier du genre, initié par une commune pour mesurer, le plus précisément possible, l'effet réel des nouveaux rythmes scolaires sur les enfants.

La ville, engagée tôt dans la réforme, veut en faire un bilan exemplaire. Toute la semaine dernière, dans la ville, 300 élèves de maternelle, de CP et de CM 2 de huit écoles de la ville se sont prêtés au test d'attention quatre fois par jour. Le bilan, attendu pour mars, montrera leur niveau de concentration le matin, avant le déjeuner, en début d'après-midi et à la fin des cours. Pour affiner l'analyse, les parents sont mis à contribution : ils doivent noter chaque jour les heures de coucher et de lever de leurs enfants. L'expérience est coordonnée par un chronobiologiste de l'université de Tours (Indre-et-Loire), François Testu.

Les résultats pourraient conduire la...

mardi 9 février 2016

Rythmes scolaires : les communes à la peine


C'est la deuxième année que la réforme des rythmes scolaires est appliquée partout, mais déjà certaines communes rencontrent de très grosses difficultés pour financer les activités péri-scolaires.
 Sur le temps périscolaire, les situations varient d'une commune à l'autre. Certaines villes organisent des activités, d'autres non. Et aujourd'hui, de plus en plus de mairies décident de faire payer ces activités aux parents.

C'est le cas à Pierrefitte sur Seine, en Seine-Saint-Denis, où est allée Sonia Bourhan.
Cette ville compte 12 groupes scolaires, plus de 4000 élèves, 100 de plus chaque année.
Ici, les activités sont concentrées sur un après-midi par semaine pour dégager du temps pour l'école le mercredi matin. Les TAP, temps d'activités périscolaires, sont gratuits.
Mais la commune vient d'annoncer qu'elle ne pouvait plus financer.
A la rentrée prochaine, les parents devront payer comme pour le centre de loisirs, en fonction du quotient familial. 

Retrouvez l'émission en podcast et interviews sur France Inter : http://www.franceinter.fr/emission-le-zoom-de-la-redaction-rythmes-scolaires-les-communes-a-la-peine

mardi 23 septembre 2014

Le « Vrai/Faux » de la FCPE sur les rythmes scolaires, passé au crible.

Pour cette rentrée 2014, la FCPE, fédération de parents majoritaire, a voulu apporter son point de vue sur la réforme des rythmes scolaires en publiant et diffusant une série de questions avec réponses par Vrai ou Faux. Regardons ces réponses d’un peu plus près et apportons quelques précisions…

La mise en place de la réforme des rythmes demande un réel effort à certaines communes
VRAI, selon la FCPE
Nous sommes d’accord, la mise en place de cette réforme demande un réel effort aux communes.
Le fond d’amorçage octroyé par l’Etat n’est pas suffisant, l’aide de la CAF non plus et s’avère complexe à obtenir (mise en place d’un Accueil de Loisir Sans Hébergement, respect d’un pourcentage d’animateurs diplômés, participation financière des parents…).
Les communes qui ne disposent pas au préalable de locaux, d’un tissu associatif local riche, d’animateurs disponibles, etc rencontrent tout autant de difficultés à mettre en place des activités, les TAP, résultantes directes de cette réforme.
Rappelons que même si les mairies ne mettent pas en place d’activités (puisque ce n’est pas obligatoire), l’ouverture des locaux le mercredi matin, les transports, l’entretien des locaux qui ne peut plus se faire qu’à des horaires où le tarif du travail est majoré (soir ou week-end), etc… concourent à augmenter les dépenses de ces dernières… dans un contexte où la dotation globale de fonctionnement (indépendante de la réforme) a été diminuée…
DONC OUI, les communes rencontrent des difficultés pour mettre en place cette réforme.

Libérer le vendredi après-midi est une bonne idée
FAUX, selon la FCPE
Nous sommes d’accord, libérer le vendredi après-midi n’est pas une bonne idée.
Même si cette solution permet à certaines mairies de réaliser des économies d’échelle et facilite l’embauche d’animateurs, finalement, cette solution va à l’encontre du bien-être de l’enfant selon les chronobiologistes.
En effet, ils sont quasi unanimes à ce sujet : le gros problème du système « semaine de 4 jours » c’est son weekend trop long qui « désynchronise les enfants.
Avec un long weekend, ils ont du mal « à se remettre dans le bain » le lundi et sont donc moins aptes à apprendre le lundi voir même le mardi !
Aussi nous remarquons que le décret Peillon ne change rien à cela, alors que le décret Hamon, avec le choix du vendredi après-midi, aggrave la situation !
De plus, dans cette organisation, les autres journées restent aussi longues, alors que soi-disant, cette réforme serait faite pour alléger les journées des enfants…

Les rythmes scolaires, cela concerne uniquement le premier degré
FAUX, selon la FCPE
Nous sommes d’accord, les rythmes scolaires ne concernent pas uniquement le premier degré.
Déjà des améliorations peuvent également être apportées pour le second degré, mais bien plus encore, cette réforme des rythmes scolaires concerne TOUT LE MONDE !
Déjà parce qu’elle coûte cher et avec nos impôts (diminution du pouvoir d’achat)!
Ensuite parce que ses conséquences en cascade mettent en mouvement toutes les couches de la société : les parents, leur travail, leur façon de consommer, les associations sportives, le tourisme…
Enfin et surtout, car la réussite scolaire conditionne à moyen et long terme l’avenir d’un pays (chômage, compétitivité, retraite…) : éducation et croissance économique sont intimement liées !

Les grandes vacances ne sont-elles pas trop longues ? Ne faudrait-il pas revoir l'ensemble du calendrier scolaire sur l'année ?
VRAI, selon la FCPE

Nous sommes d’accord, des améliorations peuvent être apportées à l’organisation du temps scolaire annuel afin de favoriser la réussite des enfants.
C’est d’ailleurs une des solutions souvent proposée pour augmenter le nombre de jours de classe annuel, en gardant une semaine scolaire de 4 jours. Bien sûr c’est une solution qui demande concertation avant d’être adoptée, mais il semblerait que même les professionnels du tourisme, généralement opposés à la réforme Peillon-Hamon,  n’y soient pas foncièrement défavorables…
Effectivement de nombreuses études mettent en avant le caractère inégalitaire des longues vacances d’été (car de nombreux enfants ne partent pas en vacances),  et la trop longue coupure du temps scolaire nuit généralement à la continuité des apprentissages…
Rappelons au passage que le modèle « 7/2 », pour 7 semaines d’école pour 2 semaines de vacances, souvent décrit comme un but à atteindre, n’a pas de réelle valeur physiologique en ce qui concerne le bien-être des enfants… car ses besoins physiologiques varient d’une saison à l’autre (l’enfant aurait ainsi besoin de vacances plus longues l’hiver par exemple)…

La pause de midi est un moment important pour l'enfant
VRAI, selon la FCPE
Nous sommes d’accord, la pause de midi est un moment essentiel pour l’enfant.
Ce temps est important pour prendre de bonnes habitudes alimentaires, avec un souci de qualité de la nourriture mais aussi de l’encadrement.
Notons également que le temps de digestion rend les enfants moins attentifs et moins énergiques, la plupart ont besoin de calme sur ces moments là, afin d’être en meilleure forme et plus vigilants par la suite. Dans le cas contraire (par exemple avec des activités qui ne leur conviennent pas) ils seront moins concentrés au moment de reprendre les cours (perte du « pic de vigilance » de l’après-midi), desservant ainsi les apprentissages.

Avec la réforme des rythmes, le temps de l'enfant ne sera pas allégé, bien au contraire !
FAUX, selon la FCPE
Et pourtant VRAI !!!

Le temps scolaire de l’enfant est peut être allégé sur la journée (sauf si application du décret Hamon) mais le temps qu’il passe en collectivité n’a pas changé ! Il est même plus important en comptant le mercredi ! Et ce temps (agité, bruyant) peut s’avérer parfois plus fatiguant que le temps scolaire (calme) !
La FCPE avance que les enfants allaient déjà au centre de loisirs le mercredi auparavant, cela est vrai pour seulement 20% d’entre eux !
Ainsi avec la réforme, c’est 80% des enfants qui voient leur temps passé en collectivité augmenter !
Notons par ailleurs que cette réforme ne démocratise pas vraiment l’accès aux activités culturelles et sportives pour tous. Cet accès est limité par les structures existantes (souvent un manque de locaux), le personnel disponible, la richesse de la commune qui les met en place… C’est au final un système des plus inégalitaires !
D’autres solutions plus efficaces, moins couteuses et moins complexes existent pour donner l’accès à des activités intéressantes au moins favorisés. De nombreuses communes n’ont pas attendu cette réforme pour offrir des activités périscolaires à tous les enfants de la collectivité.


L'enfant apprend mieux le matin 
VRAI selon la FCPE
MAIS….

Il semble y avoir un consensus des spécialistes à ce sujet, l’enfant apprendrait mieux le matin, en fin de matinée pour être plus exact.
Cependant, de nombreux spécialistes tel le chronobiologiste François Testu, pourtant fervent défenseur de la réforme, ou encore Nicole Devolvé , décrivent un deuxième pic de vigilance en fin d’après-midi, favorable aux apprentissages, plus important que celui du matin.
Par ailleurs, au-delà du moment des apprentissages, c’est avant tout la motivation des élèves qui sera déterminante pour obtenir leur attention, leur concentration et donc favoriser les apprentissages. Pour augmenter la réussite des élèves, ce n’est pas tant par le changement de rythmes scolaires que cela passe, mais avant tout par une meilleure PEDAGOGIE ! Le travail des enseignants et donc leur formation, est primordial !

Les enfants ne pourront plus faire d'activités extrascolaires le mercredi
FAUX, selon la FCPE
Mais plutôt VRAI dans la réalité…

Malheureusement de nombreuses associations se servaient à la fois du créneau du mercredi matin et de celui du samedi ! Aussi les possibilités pour les enfants de pratiquer une activité qu’ils auraient choisie cette fois-ci, se voient diminuées.
Sans compter la fatigue cumulée dans les TAP par les enfants, et le coût de ces derniers dans de nombreuses communes !
En effet, nombre de collectivités sont obligées de demander une participation financière aux parents pour mettre en place les TAP. Certains foyers doivent donc choisir entre TAP ou activité extrascolaire choisie.
Tout ceci a été confirmé par le sondage des Gilets Jaunes auprès des familles qui ont subi cette réforme des rythmes scolaires depuis septembre 2013, avec 42% des enfants qui ont du abandonner une activité extrascolaire choisie…

Les enfants réussissent tout aussi bien avec la semaine de quatre jours
FAUX, selon la FCPE
ET pourtant COMPLETEMENT VRAI !!!

Aucun spécialiste, même ceux opposés à la semaine de 4 jours, n’a pu prouver que les résultats étaient moins bons avec ce système !
Parfois même certaines études ont montré que cette organisation obtenait de meilleurs résultats ! Mais aucun consensus ne s’est jamais détaché. Par ailleurs les différences de résultats en faveur d’un système ou de l’autre ne sont généralement pas statistiquement significatives (inférieures à 3%).
D’ailleurs certains départements comme la Loire (42) ou le Rhône(69) appliquent la semaine de 4 jours depuis 1991 sans voir diminuer leurs résultats par rapport au reste de la France !
L’Académie de Lyon se classant souvent en 7ème position sur 30 ! Au dessus de la moyenne française !
Même sur la semaine, malgré la coupure du mercredi, les chronobiologistes (même Mr Testu !) ont toujours rapporté que le jour où les élèves étaient le plus performant était le jeudi, voire le vendredi !

Aussi n’oublions pas que la dégradation du système scolaire français n’a aucun rapport avec la semaine de 4 jours !
5 matins ça ne sert à rien !

En effet, le classement médiocre de la France dans les études internationales (PISA) de 2012, a été obtenu par des élèves qui ont connu leur scolarité à 4,5 jours !
De même si encore aujourd’hui, 20% des élèves arrivent au collège sans maitriser les fondamentaux (savoir lire, écrire, compter), cela était déjà rapporté par le Haut Conseil de l’Education en 2007 ! Soit avant l’instauration de la semaine de 4 jours dans toute la France !

Donc malgré la théorie (on apprend mieux le matin, donc 5 matins c’est mieux que 4), au final, dans la pratique :
Les enfants réussissent tout aussi bien avec la semaine de quatre jours !

Cela a été confirmé par les enseignants qui ont subi cette réforme dès septembre 2013, avec 78% pour qui cette réforme ne change rien aux apprentissages ou aggrave la situation !


Il n'y a pas que les rythmes scolaires, le sommeil est tout aussi important
VRAI, selon la FCPE
Et même ARCHI – VRAI !

Bien plus que les « rythmes scolaires » (qui ne sont pas une réalité physiologique mais juste un vocabulaire pratique), ce sont les rythmes « veille-sommeil » de l’enfant qui sont primordiaux pour son bien-être, sa santé, son développement cognitif et ses apprentissages !
Il faut un sommeil régulier avec un coucher à heures fixes et un réveil à heures fixes. Le temps passé devant les écrans (télévision, ordinateur, console de jeux…) tend à perturber cette régularité et l’horloge biologique des enfants.
Aussi quand le gouvernement avance cet argument pour mettre en place cette réforme des rythmes scolaires, ce n’est ni plus ni moins que déresponsabiliser les parents, comme si ces derniers n’étaient pas capables de respecter le sommeil de leurs enfants s’il n’y a pas école !
Au contraire le rôle des parents est essentiel dans le respect des besoins physiologiques des enfants (en termes de sommeil, d’alimentation, etc..) et peut être qu’une information appropriée serait plus efficace que cette réforme !


La coupure du mercredi est indispensable pour le repos des enfants
FAUX, selon la FCPE…
… et VRAI !
Il semble que cela dépende des enfants, certains ne sont pas lésés en enchainant 5 jours d’affilés, mais la plupart, surtout les plus jeunes, sont plus fatigués malgré la régularité des levers le matin.

Pour beaucoup d’enfants, la coupure du mercredi constituait une « soupape de décompression » dans la semaine.
« Nous sommes tous d'accord que les enfants, d'école maternelle ou élémentaire, qui se lèvent tôt, tous les matins de la semaine,  pour aller en classe n'arrivent plus à se concentrer le vendredi sur leur travail scolaire » Selon Nicole Delvolvé, ancien enseignante chercheur à l'Université de Toulouse, spécialiste en ergonomie et aménagement des conditions de travail dans les établissements scolaires.

De nombreuses études montrent que l’attention des enfants sur la semaine est plus importante le jeudi, soit après cette pause du mercredi. On ne retrouve pas toujours cette performance lorsque les enfants travaillent le mercredi.

Au contraire, de nombreux enseignants qui ont connu la réforme dès septembre 2013 se plaignent d’enfants fatigués dès le jeudi, se traduisant par une irritabilité de ces derniers, voir certains qui s’endorment sur leur bureau !

mardi 9 septembre 2014

Rythmes scolaires : clichés et contre-vérités passés au crible

Rentrée 2014 : la réforme des rythmes scolaires concerne donc tous les écoliers, à de rares exceptions près. Si une poignée d’irréductibles élus frondeurs ont fait les gros titres des médias au cours de la semaine de rentrée, la vaste majorité des collectivités territoriales s’efforcent de se conformer au cadre des deux décrets. Mais le débat n'est pas clos, victime de clichés et contre-vérités. Nous les avons passé au crible.


LES COÛTS DE LA RÉFORME

La réforme représente un coût pour les collectivités : Vrai.

La mise en place d’activités périscolaires ou péri-éducatives pendant 3 heures supplémentaires représente un coût annuel variant entre 660 millions d’euros selon le Comité des finances locales et un milliard d’euros selon l’ Association des maires de France et la mission d’information sur les rythmes scolaires du Sénat.
L’AMF estime que le coût médian de mise en place de trois heures d’activités périscolaires s’élève à plus de 150 euros par enfant et par an.
Mais, corrélé aux politiques éducatives locales de chaque commune, ainsi qu’aux équipements et ressources propres à chaque territoire, le coût oscille considérablement d’une commune à l’autre : 125,5 euros par enfant à Cergy, mais 323 euros par enfant à Roubaix, par exemple.
Une chose est sûre : moins la commune disposait d’équipements ou d’accueils périscolaires avant la réforme, plus le coût s’alourdit.

Les collectivités reçoivent des aides pour mettre la réforme en place  : Vrai

La réforme représente un coût pour les familles : Vrai

Les cours sont obligatoires le mercredi matin ; Vrai  (mais...)

Les communes ont l’obligation d’organiser des activités périscolaires après les cours : Faux

La réforme pose des problèmes d’organisation aux collectivités : Vrai

L’organisation adoptée pour la rentrée 2014 est immuable : Faux

La semaine de 4 jours convient mieux aux enfants : Faux.

Les enfants qui ont expérimenté la réforme en 2013 ont connu une fatigue accrue : Vrai

Il manque des animateurs pour assurer des TAP de qualité : Vrai.

La réforme des rythmes est acceptée par les parents : Vrai et faux.

La réforme des rythmes est rejetée par les enseignants : Vrai et faux.

La réforme des rythmes est acceptée par les animateurs : Vrai et faux.

La réforme des rythmes est acceptée par les communes : Vrai et faux.

Un maire peut s’abstenir d’appliquer la réforme des rythmes scolaires : Faux.

La réforme a débouché sur la valorisation des animateurs : Faux.

Il manque un « leadership » de la réforme des rythmes scolaires : Vrai.

Les assouplissements de la réforme ont dénaturé l’esprit impulsé par Vincent Peillon : Vrai.


Retrouvez tous les détails et explications sur La Gazette des Communes : http://www.lagazettedescommunes.com/262636/rythmes-scolaires-cliches-et-contre-verites-passes-au-crible/

mercredi 23 juillet 2014

Rythmes scolaires : bilan d'une première année d'expérimentation

Près d'1,3 million d'élèves ont déjà expérimenté les nouveaux rythmes scolaires lors de l'année 2013-2014 et, à la rentrée prochaine, la réforme s'étendra à l'ensemble des écoles du territoire. À quelques semaines de ce nouveau branle-bas de combat, Weka a interrogé des élus et personnels communaux, des enseignants et des parents d'élèves ayant ou non expérimenté cette réforme. Bilan de cette première année.


UN BILAN GLOBALEMENT NÉGATIF

À la question « globalement, diriez-vous que cette première année s'est révélée plutôt négative ou plutôt positive ? », ce sont les professeurs des écoles qui se révèlent les plus mécontents : ils sont 83 % à penser que le bilan de cette année d'expérimentation n'est pas satisfaisante. La moitié des élus et des parents les rejoignent sur ce point, mais, plus troublant, les trois quarts des sondés estiment que cette réforme n'est pas bénéfique pour les enfants.

ACTIVITÉS PÉRISCOLAIRES ET INÉGALITÉS

Pourtant, des activités périscolaires très diversifiées et principalement gratuites semblent avoir été proposées aux enfants, depuis le sport jusqu'à l'informatique en passant par les activités manuelles, artistiques ou encore le secourisme et les langues. Malheureusement, toutes les communes ne disposent pas des mêmes moyens pour mettre en place ce type d'activités. Ainsi, 75 % des élus jugent les aides de l'État insuffisantes et 8 personnes interrogées sur 10 estiment que cette réforme creuse les inégalités entre les territoires, et donc entre les écoles.

DES DIFFICULTÉS D'ORGANISATION

Des difficultés en termes d'organisation ont également été remontées : les communes ne disposent pas toujours des lieux ou moyens de transport appropriés à l'organisation de ces temps d'activités périscolaires, les parents doivent ...

lundi 21 juillet 2014

J'Accuse - juillet 2014


Face à de nombreuses actions sans retour...




Ce message s'adresse à tous les citoyens de France.

"C’est un crime d’avoir accusé de troubler la France ceux qui la veulent généreuse, à la tête des nations libres et justes, lorsqu’on ourdit soi-même l’impudent complot d’imposer l’erreur, devant le monde entier." (Emile ZOLA - 1898)

Nous, collectif des Gilets Jaunes, protestons depuis maintenant plus d'un an contre la mise en place de la réforme des rythmes scolaires.
Nous sommes nombreux, parents, enseignants, élus, mais également certains inspecteurs de l'Education Nationale et DDEN à ne pas cautionner ces deux décrets (Peillon et Hamon) qui passent en force contre les intérêts des enfants, des familles, des collectivités.
Nous ne sommes pas des habitués de la contestation, nous n'avons pour seul but que la protection des intérêts des enfants de l'école publique. Notre union dépasse donc tout clivage politique.

Devant les difficultés rencontrées et exprimées par tous les acteurs pour donner du sens à cette réforme dont les enjeux économiques au niveau européen et de l'OCDE sont à peine dissimulés, le gouvernement a estimé nécessaire de mettre en place une campagne de propagande menée tambour battant par Monsieur Peillon puis par son successeur Monsieur Hamon.
A coup de sondages bien arrangés et de monologues devant radios et télévisions, Monsieur Hamon s'est imaginé avoir convaincu une opinion pourtant déjà réticente.
Lorsqu'une réforme est noble dans ses intentions et bien pensée, nul besoin d'un tel matraquage médiatique, d'autant plus que les opposants à la réforme ainsi que leurs arguments n'ont eu accès aux médias que de manière à fournir l'illusion que la parole leur avait été donnée.

Mais la réalité est toute autre : en effet, cette réforme bouleverse complètement le quotidien des enfants, les prive bien souvent de leurs activités extrascolaires choisies et de qualité, de la relation avec leurs grands-parents, les fatigue outre-mesure en leur imposant des heures supplémentaires de garderie, cette réforme met trop de petites communes à genoux financièrement, sollicite la contribution des familles ou de l'ensemble des contribuables d'une commune pour des activités périscolaires trop souvent décevantes, va forcer des femmes à arrêter leur activité professionnelle car l'emploi du temps de leurs enfants ne correspondra plus au leur.
Cette réforme occulte totalement le fait que nos écoles publiques accueillent des enfants handicapés, malades et porteurs de troubles divers. Ces enfants-là n'ont pas le même traitement, n'ont pas droit aux activités périscolaires soi-disant si enrichissantes et pour ceux qui ont des soins et des suivis réguliers (le mercredi matin), une matinée supplémentaire, c'est beaucoup trop de fatigue pour eux à fortiori...
Pourtant le défenseur des droits avait alerté le gouvernement sur cette question en décembre 2012 durant la préparation du décret Peillon !

Enfin, au-delà des coûts financiers spécifiques à cette réforme, ce sont les relations entre l'Etat et les communes dans le fonctionnement des écoles qui sont mises en cause (transfert de charges, de responsabilités...) Tant que cette question ne sera pas résolue, clairement définie, la réponse sera différente dans les 23 340 communes ayant une école, creusant ainsi les inégalités entre les enfants et leur droit à l'Education.

Cette réforme, bien que rejetée à deux reprises par les votes consultatifs du Conseil Supérieur de l'Educations'est vue décrétée, à la suite d'un simulacre de concertation avec des représentants "choisis" des acteurs de l'école, bien loin des réalités du terrain, et aujourd'hui contestés dans leurs propres rangs.     
Cette réforme prétend réduire voire faire disparaître les inégalités; l'effet produit se révèle être tout le contraire. Non seulement elle les creuse mais de surcroît elle tire tous les enfants vers le bas.

En outre, bien souvent leur sécurité ne sera pas assurée correctement : les taux d'encadrement ont été revus à la baisse, on ne demande pas leur extrait de casier judiciaire aux intervenants qu'ils soient bénévoles ou autres, à certains endroits on recrute des animateurs avec ou sans BAFA sur un célèbre site de vente entre particuliers...
Que dire de la responsabilité des directeurs d'école durant ces temps périscolaires             
Si une évacuation tourne au drame parce que des bénévoles ou des animateurs sous-payés, en contrats précaires de parfois 45 minutes par jour, avec le turnover que cela implique, n'auront pas su la mener correctement, vers qui se tournera-t-on ?
Vers quelqu'un à qui l'on ordonne à la fois de porter la responsabilité de tout ce qui peut arriver dans le bâtiment "école" et de tourner son regard dès lors que le temps scolaire s'achève...

Le passage en force et imposé de tels changements dans notre pays, sans concertation même si l'on vous clame le contraire, et avec un tel désengagement et une telle légèreté dans la manière de traiter certaines questions, notamment la sécurité des écoliers, est inacceptable... Nous nous demandons toujours comment un tel système va permettre aux élèves de progresser... En effet, même les chrono biologistes sont loin d'être tous d'accord sur cette question. Et nous avons bien compris lesquels parmi eux ont été sollicités pour travailler à la mise au point de cette réforme.   

Et que dire du postulat de départ, l'argument choc, l'essence même de tout ce problème, j'ai nommé les "catastrophiques" tests PISA. Des tests réalisés par des enfants de 15 ans, donc ayant été scolarisés 4.5 jours en école primaire. Des tests dont l'interprétation, les modalités de passage, la nécessité même sont sujettes à polémique, car nos enfants sont mis dans une balance inégale (pays concernés, taux de scolarisation, etc...).
Nous avait-on révélé, en même temps qu'on tentait de nous faire croire au si bas niveau de nos enfants, que ces derniers avaient pourtant progressé en compréhension de l'écrit, l'un des trois grands domaines évalués par PISA ?
Nous a-t-on expliqué aussi que baisser dans le classement PISA lorsque d'autres pays y entrent, c'est logique et mathématique ? (nous sommes passés de 30 pays à 65)
Allons-nous tolérer que la sécurité physique, morale et intellectuelle de nos enfants soit ainsi bradée, jetée en pâture au budget et à la politique éducative de chaque commune, sans aide pérenne de la part de l'Etat, pour aboutir à une territorialisation d'une école déjà fragile, qui deviendrait alors profondément inégalitaire ?

Pourquoi ne nous dit-on pas non plus que des communes guyanaises ont obtenu une dérogation jusqu'en... janvier 2015 pour la mise en place de la réforme des rythmes ?
De qui se moque-t-on à la fin ?
L'organisation devrait donc changer au retour des vacances de Noël ?

Jamais enseignants, parents et élus ne s'étaient autant fédérés face à une réforme de l'Education Nationale.

Les retours de l'expérimentation menée au cours de l'année scolaire 2013-2014 s'avèrent majoritairement négatifs. Les enfants ont été plus fatigués et ont moins bien appris. Et on déplore 55 % d'intentions de fuite vers le privé, non touché par les décrets en cause (y compris sous contrat!).
Et cela, la plupart des gens l'ignorent.
Pourquoi donc ?

Et nous en venons là au coeur du problème, qui selon nous dépasse à présent cette seule question des rythmes scolaires. Bon nombre d'entre nous, enseignants, directeurs d'école, élus, ont subi de grosses pressions et des "rappels" au devoir de réserve, moyens jusqu'alors utilisés de manière très rare, dans des cas isolés. Tout cela dans l'unique but de ne pas amener les familles à s'interroger, ou même à réaliser ce qui les attendait vraiment si cette réforme venait à être appliquée à toutes les écoles publiques. En laissant volontairement planer le doute sur une mise en place généralisée, en muselant les médias et les personnels de l'Éducation Nationale, le gouvernement et plus précisément le ministère de l'Éducation Nationale ont réussi à faire en sorte que beaucoup de gens se résignent en se disant que nos représentants, à nous parents et enseignants, n'avaient pas suffisamment "bougé".

Or la contestation existe bel et bien, contrairement à ce que l'on veut bien laisser croire. Et elle dérange... au point d'en arriver à des méthodes dignes de celles utilisées sous les plus célèbres dictatures. C'est ce qui s'est passé il y a peu. La République a été foulée du pied par M.Hamon, ministre de l'Éducation Nationale, avec la complicité froide et silencieuse de Mrs Hollande et Valls, ceci cautionné par tous les autres membres du gouvernement.                           

Le lundi 30 juin 2014Mme Évelyne Flachermaire de Saint Médard en Forez, à bout de solutions pour mettre en application la réforme sans que cela mette les élèves en danger et fasse augmenter la facture fiscale de ses administrés, face à l'impossibilité d'établir un dialogue avec le ministre, décide d'entamer une grève de la faim pour se faire entendre.
Spontanément, une enseignante toulonnaise, Céline Fabre, la rejoint.
D'aucuns qualifieront ce geste d'extrême, de disproportionné.
Toujours est-il qu'il paraît à ce moment-là la seule alternative au refus d'entendre et de dialoguer de M.Hamon.
Peut-on vraiment penser qu'on en arrive là uniquement par souci du budget municipal ou de préserver quelques intérêts corporatistes ?

Tous les médias sont immédiatement avertis par nos soins de cette situation dramatique qui se joue dans cette petite commune. Dans un pays comme la France, en 2014, une élue de la République en grève de la faim, cela mériterait que l'attention des citoyens soit attirée. Pourtant, seuls quelques organes relaieront cette information.

Mardi 1er juillet, en séance à l'Assemblée Nationale, monsieur le député Dino Cinieri interpelle le gouvernement sur cette question. La réponse de M.Hamon est édifiante...               
Après avoir qualifié cette action de "violente", il semble perdre son sang froid en criant ces mots:
"Laissez l'école tranquille ! Laissez les enseignants tranquilles ! Laissez-les travailler."
À travers ces mots transparaissent parfaitement ceux qui envahissent probablement son esprit à cet instant: "Laissez-moi tranquille !".
À l'issue de cette séance, Dino Cinieri remet le courrier des gilets jaunes (soutien aux grévistes de la faim et rejet de la réforme en l'état) adressé au premier ministre, qui refuse de le prendre... Benoît Hamon jugera opportun, le soir même, de publier cet extrait de séance sur sa page Facebook, suscitant l'indignation des gens qui le suivent, avec plus de 700 commentaires fustigeant son attitude jugée méprisante.

Céline Fabre se voit contrainte dès le quatrième jour de mettre fin à son action pour de sérieuses raisons de santé. Mais Évelyne Flacher continue, dépérissant chaque jour un peu plus.
Les deux femmes réclament une audience auprès du ministre, afin de lui exposer toutes les difficultés et les problèmes posés par cette réforme. Dans l'indifférence générale sur fond de Coupe du Monde de football et de garde à vue d'un ancien président... même l'assassinat d'une enseignante à Albi ne parvient pas à trouver plus de 2 minutes de journal télévisé...                     
Arrive samedi le sixième jour, six jours de trop ! Les gilets jaunes se démènent afin de trouver une issue, de parvenir à émouvoir le ministre et obtenir cette fameuse audience.
Cela sera un échec.
Les médias sont avertis en masse de la situation, l'état de Mme Flacher empire, sa vision se trouble... Mais pas sa détermination.
L'information ne sera que très peu relayée... seules de rares enseignes, plutôt locales, diffuseront le soir même l'hospitalisation de l'élue, à bout de forces, suite à un malaise.
Les pompiers avouent que la préfète leur a injoncté de ne pas communiquer.                          

Nous apprenons ensuite avec horreur que les médias nationaux ont reçu l'ordre de ne pas relater cet événement. De qui ? Est-ce possible ?
C'est là toute la question...

De la même manière, alors que se tenait une conférence de presse des gilets jaunes à Paris en juin, les journalistes devant s'y rendre avaient reçu une annulation... Infondée, bien évidemment. Même incident aux Pennes Mirabeau, quelques jours plus tard, un élu (Mr le maire de Cabriès, Hervé FABRE-AUBRESPY) est en retard car "on" lui a téléphoné pour l'informer d'une annulation...

Voici comment, en France, en 2014, sont bafouées de concert la liberté d'expression, la liberté de la presse et la voix du peuple.

"C'est quoi l'Ecole ?"
Finalement voici la question que se posent les parents, les enseignants, les maires.
Une question simple que Benoît Hamon, Ministre de l'Education Nationale, devrait, en tant que ministre et donc en mission d'organiser, tant avec des projets de loi qu'avec des budgets qui permettent d'appliquer la loi, la même pour tous dans notre pays, avoir le courage d'affronter.


Moi, citoyenne de ce pays, calme et sans histoires, sans bord politique, devant tant de mépris, de non sens, de mensonges et d'injustice, je suis debout...
et je ne me rassiérai que lorsque la France, cette nation dont je suis fière,
se sera réveillée pour mettre fin à cette situation.



Alors j'accuse !

            J'accuse nos dirigeants politiques d'utiliser des méthodes honteuses, violentes par les mots et méprisantes, pour parvenir à des fins dictées par des lois économiques et des lobbies qui les dépassent et les poussent à ne plus assurer la protection des citoyens et plus grave, celle de leurs enfants.

            J'accuse tous ces membres du gouvernement et une grande partie des acteurs du paysage politique en haut-lieu de cautionner cet état de fait, en dépit des belles convictions qu'ils affichent.

            J'accuse les représentants de l'État de suivre sans conscience des directives dénuées d'humanité.

            J'accuse une certaine presse de se laisser intimider, peut-être même de se coucher devant le pouvoir au mépris de la liberté et du devoir d'informer.

            J'accuse le gouvernement, qui se revendique "être à l'écoute"  de ne pas répondre aux sollicitations, aux préoccupations de ses concitoyens.

J'attends...

Et j'invite tous ceux que ce discours a révoltés à se joindre à moi pour crier leur indignation.

Citoyens ordinaires comme moi, élus de la République et représentants du peuple, journalistes, célébrités, étudiants, nous sommes tous concernés lorsque la République est en danger !

Parlez, dénoncez !                                                                                                                                    
Il est des actions qui dérangent et la nôtre en fait partie. Des gens doivent rendre des comptes, aidez-nous à les faire sortir de l'ombre !

Bien à vous.

Collectif des Gilets Jaunes,
Céline FABRE.